El Jadida : Des constats déconcertants dans cette ville… et nulle part ailleurs

On a beau jeter la pierre au Conseil Communal, aux responsables provinciaux et autres structures concernées, voire même au citoyen jdidi qui assiste, impuissant, à la ruralisation de sa ville. Mais plus le temps passe et plus les problèmes se développent… et plus le constat devient évident, car il faut le reconnaître, chacun, à partir de son point d’intervention ou d’observation, a sa part de responsabilité dans l’état de dégradation actuelle de la ville.

Si l’on se réfère aux budgets alloués pour venir à bout de la gestion (désastreuse) déléguée de la collecte des déchets ménagers, on constate que malgré les modifications portées par l’avenant n°3, relatives à la quantité des déchets collectés qui a connu un accroissement de 16% par rapport aux termes de la convention initialement conclue, aucune amélioration palpable n’a été ressentie au niveau de la collecte des ordures ménagères qui continuent à joncher le sol des quartiers et même du centre-ville.

L’intervention du Ministère de l’Intérieur par sa décision de l’octroi d’un budget annuel de 5,6 millions de dirhams à la Commune d’El Jadida, devait permettre à cette dernière le remboursement du montant de cet accroissement (16%) à la société ARMA, en charge de la gestion des déchets. Ce qui aurait dû mettre fin à cette polémique et permettre à la société délégataire de s’acquitter convenablement de sa mission. Mais…

Cependant, il ne faut pas négliger les actes « malveillants » de ces fouineurs qui renversent les bennes à ordures à la recherche de nourriture pour leur bétail.

En effet, ces fouineurs, habitant dans ces douars sis en pleine périmètre urbain, tels « Douar Ghazoua », « Douar Melk Cheikh »… continuent à vivre comme en pleine compagne avec leur bétail, et leur mode de vie qui contribue à « ruraliser » la ville.

Il faut rappeler que la ville a connu une grande expansion depuis son industrialisation. Mais celle-ci n’a malheureusement pas été accompagnée d’un plan urbanistique qui aurait contribué à développer ces douars dans cette nouvelle périphérie qui s’est constituée avec l’extension de la ville et le développement des logements économiques.

Des constats dont la responsabilité incombe donc aussi bien aux gestionnaires qu’aux citoyens dont, certains évoluaient dans cette périphérie qui fait, désormais, partie intégrante de la ville suite au développement industriel.

Il faut donc se rendre à l’évidence et reconnaître que ce qui est constaté au niveau de la gestion de l’entretien de la propreté au sein de la ville peut être généralisé à d’autres volets, tels que le réaménagement des routes qui traîne depuis des mois, la gestion des espaces verts qui se meurent sans espoir d’être sauvés, le manque d’espace de stationnement qui perturbe la circulation, sans négliger la situation désastreuse de la plage de la ville qui continue à présenter cette image d’une plage complètement délaissée qui n’honore en rien la réputation de la capitale des Doukkala en tant que ville balnéaire… et la liste est longue.

A quand une réelle remise à niveau de la ville ? Dieu seul le sait !!!

Khadija Choukaili

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