El-Jadida : Des chantiers interminables, de l’improvisation, des erreurs et de l’argent public dilapidé.

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Par: HAJ ABDELLATIF CHERRAF

A El-Jadida, les chantiers actuels représentent un marché de plus de quarante milliards de centimes. Mais le manque de sérieux et  de professionnalisme font que l’agrandissement de l’axe routier El-Jadida-Sidi Bouzid  est aujourd’hui  en stand-by. Motifs ?  De nombreux terrains du domaine public, sont  occupés par des commerces : kiosques, snacks, téléboutiques…et même l’usine PFIZER, spécialisée dans la production pharmaceutique, fait partie du lot.

Un problème auquel,  tout un chacun, vous dira qu’il fallait s’y atteler avant et non après le début des travaux. Car aujourd’hui, la donne n’est plus la même et la société en charge du projet  ne cesse de répéter qu’elle n’a que 6 mois pour finir les travaux, comme le stipule d’ailleurs son contrat.  Après,  d’autres contrats qu’elle est tenue à  honorer, l’attendent dans les quatre coins du pays !

Que se passera t-il alors, si cette situation perdure et perdure ?

Qui en endossera la responsabilité ? Les « ingénieurs » de la municipalité (détenteurs  d’une  licence !!), les conseillers communaux….

En attendant d’y voir plus clair, un autre chantier se trouve dans la même situation, celui de la  place El Hansali, en face du  théâtre. Motif ?  Une fontaine qui tarde à arriver pour divers motifs évoqués, mais tous aussi peu convaincants, les uns que les autres.

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L’essentiel maintenant est de savoir  combien de temps doit-on encore patienter avant que cet autre problème ne soit résolu ?

Une question à laquelle, personne ne donne l’impression d’être  en mesure de nous le dire, d’autant plus que  la communication est loin d’être le point fort de ces messieurs.

Mais alors, pourquoi  tout mettre dessus-dessous et depuis des mois déjà, si aucun « ingénieur » ou autre « responsable » à l’origine de ce gâchis, ne connaissaient la date (au moins approximative) de l’arrivée de cette  fontaine !

En parallèle à ces « chantiers », on a remarqué que de beaux arbres, centenaires,  furent arrachés et remplacés par des palmiers. Le hic, c’est que l’entrepreneur en charge de l’opération, a aussi changé et pour des motifs totalement « obscures », le matériel  pour la micro irrigation ou   le goutte-à-goutte, par un autre  défaillant. Conséquence, un grand nombre de palmiers plantés,  moururent quelques jours plus tard.

Aujourd’hui encore, de nombreux palmiers venus remplacés les  premiers,  sont   entrain de mourir. Pourquoi ? Parce que le problème ne réside pas dans les palmiers, mais dans le système d’irrigation défaillant.

Comme on peut le remarquer, une grande partie de ce qui se fait dans cette ville, se distingue par un manque de coordination entre services ; de vision à court, moyen et/ou long terme ; de programmes préétablis….

Un simple exemple sur cette  improvisation : les feux de signalisations  temporisateurs. Un projet qui a  coûté plus de 200 millions de centimes, il y a à peine une année. Aujourd’hui on est entrain de  les déboulonner tous, pour laisser place  à des ronds-points.

Les  « responsables » savaient  que çà allait avoir lieu, alors pourquoi tout ce gaspillage ?

Le nouveau tribunal et la délégation du commerce et de l’industrie, au courant de ces futurs chantiers, ont soigneusement évité de carreler  les trottoirs autour de leurs bâtiments : édification du premier et  relooking du second. Mais comme à chaque fois, la municipalité, n’a pas hésité une seconde, à refaire tout le carrelage autour de son édifice,  pour le casser aujourd’hui ?

Aujourd’hui, piétons et automobilistes  font les frais de ces improvisations et de cette médiocrité des personnes « censées penser pour nous ».

Chaque jour est un enfer pour le moindre déplacement en ville. Un enfer que même les oiseaux n’y échappent pas, puisqu’on vient d’arracher les arbres centenaires et leurs nids avec.

Une dernière question, y-a-t-il encore un sauveur dans cette ville ?

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