friperies

Une histoire insolite digne du scénario d’un film.

En ce dimanche 5 mai, au marché Bir Brahim sis non loin du tribunal de la famille, au sein de la « joutya » où les ballots de vêtements usagés importés sont exposés, un citoyen cherchant à faire ses emplettes à bon marché, tombe sur un pantalon dont les poches semblent encombrées, et, à sa grande surprise, découvre qu’elles contenaient des bijoux en or, une chaine avec un gros pendentif, trois bracelets et des boucles d’oreilles.

Ayant acheté le pantalon, il s’est cru d’évidence le propriétaire de ce « lot ». Mais la commerçante ne l’a pas vu de cet œil et s’est accaparée les bijoux prétendant qu’ils lui appartenaient.
Un sujet qui ne manquera pas de combler les heures interminables de ce début de ramadan où ce genre de faits divers prospèrent et font effet de boule de neige.
Il faut rappeler que depuis quelques années, le commerce de vêtements usagers est devenu très florissant.

Au-delà du cliché de la bourgeoise qui viendrait y chiner les articles signés des grandes marques, ces marchés du vêtement usagé permettent surtout aux ménages marocains, de plus en plus pressés par la multiplication des dépenses, d’alléger leurs budgets. La friperie est devenue un redoutable concurrent aux fabriques d’habillement.
Les souks ruraux et péri-urbains ne cessent de se multiplier et les ballots de vêtements usagés importés sont omniprésents pour le bonheur des citoyens à faible revenu.
Il faut noter qu’en amont, c’est une «bienveillance» qui enclenche ce redoutable commerce. Ce sont des citoyens en Europe qui font don de leurs vieux vêtements aux œuvres caritatives de leur quartier.
Ces centres de solidarité se retrouvent souvent avec des excédents de vêtements, et ont souvent plus besoin d’argent pour financer les aides qu’ils offrent aux démunis. Ils se tournent alors vers des entreprises spécialisées dont l’achat de vêtements usagers qui se font un plaisir d’acheter ces vêtements à prix dérisoires.
Ces sociétés installent aussi des conteneurs de collecte dans les grandes villes européennes qui souhaitent se débarrasser de ces vêtements plutôt encombrants.
Afin de grossir leur offre, ces entreprises exploitent également le filon des fins de série et des invendus des réseaux de distribution. Le montant brassé par les circuits de vente du neuf est estimé à près de 335 milliards d’euros en Europe.
Un créneau rapporteur qui n’a pas manqué d’enrichir plus d’un dans nos villes.

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