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Par: Abdellah Hanbali

Personne, car c’est plus un titre affirmatif  qu’interrogatif et qui nous interpelle tous en tant que consommateurs.

De fil à aiguille, une autre interrogation s’impose d’elle même : notre vie importe-t-elle vraiment à ceux qui sont chargés de notre alimentation depuis la production, jusqu’à l’arrivée dans nos assiettes ?

Que nenni !

Parce que pour s’en convaincre, il suffit juste de constater  le nombre élevé d’intoxications alimentaires, suite à l’ingestion de nourriture avariée, périmée, ou mal conservée !

Certes des pseudos campagnes contre l’insalubrité alimentaire, pour jeter de la poudre aux yeux des citoyens, continuent à avoir lieu épisodiquement, mais sans vraiment apporter les solutions appropriées.Affaire-des-poulets-morts-a-El-Jadida

Poulet mort vendu à Moulay Abdellah

Pire, comment attendre des résultats de ces commissions d’hygiène, quand   la majorité des membres les composant, ignorent eux-mêmes le B.a.-ba de l’hygiène et n’ont jamais suivi une quelconque formation dans ce sens.

Et c’est sans surprise,   que ce sont   des laboratoires australiens, qui décèlent, à notre place, des matières cancérigènes dans nos fameux tajines en céramique.

Et c’est dans le même cas de mesure que des laboratoires français ont eu l ingénieuse ’idée de mesurer le  taux de pesticide dans le thé que nous consommons, et  découvrent, non sans grande  stupéfaction, que certaines marques, en contiennent un taux,  jusqu’à  125 fois supérieur au seuil autorisé.

Et cerise sur le gâteau, on découvre, via nos réseaux sociaux, que notre menthe est traitée avec du poison à rats, ce dernier étant près de vingt fois moins cher que les autres pesticides.

Tajines,  thé et  menthe,  sont des produits standards, consommés au boucherie.clandestinequotidien, par des millions de marocains.

Et en dépit de cela, aucune mesure n’a été prise pour mettre un  terme à ce laisser aller dangereux pour la santé des boucherfumecitoyens. Dans ce climat malsain et où le laisser aller et le laisser faire, règnent en maîtres absolus, il serait peut être temps de marquer un temps d’arrêt, et de réfléchir aux nombreuses questions posées par certains consommateurs conscients de cet état de choses.

Il serait aussi  temps  de mener une campagne de sensibilisation concernant la qualité de la nourriture consommée et le degré de l’efficacité des contrôles d’hygiène sur les produits alimentaires commercialisés. Car, tout laisse à désirer. Si on se focalise sur les abattoirs de notre ville, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils  sont dans un état de délabrement et de saleté innommables.

Chez les bouchers,  la viande réceptionnée  jdi.souk0_-300x225(2)n’obéit à aucune règle d’hygiène. Elle  reste  exposée dans des étals non frigorifiés ; subissant chaleur, humidité, poussière, pollution, insectes, touchers des clients, et on en passe et des meilleures !

Que cette viande vire au vert, qu’elle soit le champ de vers, elle est toujours récupérée et revendue à des marchands ambulants qui en feront des saucisses et de la viande hachée vendue et ingurgitée en sandwichs dans divers  endroits de la ville, par des clients peu soucieux de leur santé et, pour lesquels la devise est l’adage qui dit : « Ce qui ne tue point …engraisse » .

Quant aux volaillers, la situation est des plus lamentables ! Le calvaire des pauvres poulets commence dès leur transport : serrés jusqu’à être étouffés, jdi.souk1pour être  égorgés, trempés et plumés dans des conditions d’hygiène des plus douteuses. Des centaines de poulets sont trempés dans  un même sceau d’eau tiède, avant d’être plumés dans des conditions repoussantes.

Et il serait inutile de vous préciser qu’après quelques poulets, l’eau ressemble plus à du sang caillé, qu’à une quelconque eau tiède, censée rincer et nettoyer.

Pour ce qui est du poisson, et à part les sardines et les maquereaux péchés dans la région, et encore… le reste de nos produits halieutiques passe par toutes les températures, avant d’atterrir sur l’assiette du consommateur.

Réceptionné congelé, ce poisson est  décongelé sous les rayons du soleil. jdi.souk21Ensuite, la marchandise non vendue est recongelée sommairement sous quelques morceaux de glace. Et ainsi de suite  jusqu’à la liquidation totale du poisson, avec bien entendu toute la détérioration que nous imaginons aisément !

L’activité de l’abattage clandestin, quant à elle , est très florissante (d’ailleurs à voir l’état de nos abattoirs communaux, l’un n’encourage t-il pas l’autre ?). Les animaux sont saignés ou égorgés dans des lieux insalubres, flaques, mares, oueds… où d’autres animaux se rafraîchissent et y font même leurs besoins…jdi.souk 0

Pire,  des ovins , des bovins  et de plus en plus de poulets morts, sont récupérés pour empêcher   la perte sèche qui peut s’en suivre… sans oublier l’égorgement des ânes, des chiens… Parce que  là où prolifère l’informel, la contrebande et les trafics en tous genres sont rois.

Si les consommateurs sont sensibilisés à cet état de choses, et mieux informés sur les magouilles dont usent des pseudo commerçants, avides de réaliser des bénéfices rapides, peu de nos concitoyens continueraient à leur faire confiance !

jdi.souk 6Mais rien n’est fait dans ce sens, en dépit du fait que  toutes ces infractions soient accomplies ouvertement.

Dans les souks populaires, de nombreux étalages de gâteaux, de sucreries et friandises font d’abord le plaisir des mouches et des différents insectes, avant celui des enfants qui les consomment avec avidité.

Au bord des routes, des individus crasseux vendent huile, miel à tout va, dans des récipients sales et récupérés le plus souvent dans les décharges publiques.

D’autres vendent du lait, du beurre, du petit lait… sans savoir que ces produits sont facilement périssables de par leur longue exposition au soleil.

Devant les écoles, Dieu seul sait comment sosouk.azemmournt les différentes friandises vendues aux enfants qui se les arrachent, sans qu’il y ait le moindre contrôle ni des parents, ni de quiconque, pour dénoncer le fait que les dites friandises sont périmées ou dont la conservation laisse à désirer.

Il est tout à fait compréhensible que nourrir une population de plus en plus nombreuse est une équation difficile à résoudre et que l’usage des pesticides est devenu un « choix inévitable », néanmoins, il doit être entendu qu’il y a des lois à respecter, des normes à ne pas dépasser et une ligne rouge à ne dépasser sous aucun prétexte.

Car à quoi pouvons-nous nous attendre, devant des commerçants sans scrupules, et une certaine clientèle peu ou pas du tout exigeante, sinon au pire.

Or aujourd’hui, un danger réel guette la santé des citoyens. Et dans un pays dit jdi.souk00de Droit, il est souhaitable que ceux, censés veiller à l’application et au respect de ce dernier, daignent enfin bouger et prendre le taureau par les cornes.

Et c’est le moins qu’ils puissent faire, à moins qu’ils pensent que les citoyens doukkalis sont immunisés, à force d’ingurgiter…du n’importe quoi !?

« En attendant Godot », un homme averti n’en vaut- il pas deux ?!

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