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Par : Abdellah HANBALI

 Pour un certain nombre de jdidis,  Dar Al Ajaza  n’est autre qu’un point de chute de tous les déchets humains de notre cité : dépravés, sans domiciles fixes « SDF »,  détraqués, malades en tous genres….

Mais, pour d’autres, ce lieu est un refuge pour les pistonnés, les chanceux et quelques privilégiés parmi les centaines de sans abris.

Que de clichés fabriqués en toutes pièces  et de pensées erronées, ancrées dans l’inconscient du citoyen lambda, faute d’informations suffisantes, envers une couche sociale cataloguée de marginale et de pseudo-paria.

Une catégorie de notre société qui, arrivée à un certain âge et dont l’état de santé commence à péricliter, a pour seul et unique tort d’avoir eu besoin d’un minimum d’aide et de réconfort, dans un environnement « dit » islamique.

C’est dans ce refuge où m’ont amené mes pas par cette matinée ensoleillée à l’approche d’Aid Al Adha. Un lieu dont l’entrée se distingue par un beau jardin bien entretenu et au calme bienfaiteur; seul le chant des oiseaux, le bourdonnement des abeilles,  le roucoulement des pigeons ou le clapotis de l’eau d’une  fontaine, trônant au milieu, parviennent  à s’y immiscer, pour nous composer l’une  des meilleures  symphonies que la nature nous offre de temps à autre, comme pour remercier l’homme de son attention et des soins qu’il lui  prodigue.

Sous des arbres fruitiers ou à l’ombre  d’un hibiscus ou d’un tournesol, des pensionnaires lisaient, qui le coran, qui un journal ou un livre, pendant que d’autres  discutaient de choses et d’autres. Des pensionnaires propres, courtois et souriants.

Je me trouvais en plein milieu d’un Riad, dans un cadre de volupté et de bien être. Le personnel présent s’activait avec un dévouement bien évident et ce, malgré le manque d’auxiliaires dont semble souffrir l’établissement… La raison?  L’hospice  n’est géré pratiquement que, par l’argent des mécènes.

Cet argent n’est pas toujours perçu sous forme de liquidités mais de dons en nature aussi : produits alimentaires, draps, matelas, vêtements neufs, produits d’entretien et … des moutons à l’occasion d’Aid al Adha.

D’après un membre du staff dirigeant, les mécènes ne sont pas ceux que l’on croit, mais des gens ordinaires et d’autres relevant  de la classe moyenne (enseignants, fonctionnaires…)  qui passent anonymement pour déposer régulièrement des chèques de 100,00 DH  et plus…

Un grand bravo et un grand merci à l’équipe qui veille à la direction de cette institution. Des bénévoles  totalement dévoués.  Ils sont professeurs universitaires, cadres ou commerçants. Une équipe solidaire, une gestion  transparente et une comptabilité mise à la disposition de quiconque.

En cette période de fête, de fraternité et de solidarité entre  croyants de notre Oumma musulmane, Dar Al Ajaza reste un lieu indiqué pour toute personne cherchant à faire du bien autour d’elle.

Aid Moubarak à tous…

DARAJAZA

 

 

 

 

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