On aura beau dire que la vie reprendra son cours normal après l’épidémie de coronavirus. Mais toutes ces mesures restrictives mises en place pour l’endiguer auront eu raison des habitudes de vie des marocains.

Il n’aura fallu que quelques mois pour bouleverser leur quotidien, leur vie professionnelle et leurs rapports à l’autre.

Si l’on se permet un tour d’horizon pour découvrir ce qui a changé depuis le début de l’épidémie de Covid-19, ce qui va frapper tout un chacun c’est avant tout cette « face cachée » (sans jeu de mots) du visage, qui paraîtrait inimaginable si on la plaçait dans un film de science-fiction. Et puis, cette nouvelle façon de se saluer sans se toucher, en se passant des accolades et embrassades.

La « vie d’avant » ne prend désormais plus forme que dans les films, comme un souvenir lointain, amer pour certains, source de renouveau pour d’autres. En l’espace de quelques mois, ce n’est pas peu dire que tout a changé. Travail, relation, mode de vie…

Dès l’apparition du Covid-19, la distanciation physique s’est imposée comme une mesure barrière indispensable. Puisque le virus se transmet par postillons, il fallait limiter les interactions sociales.

Désormais, le vivre-ensemble se fait à un mètre de distance. Finies les poignées de main ou la sacro-sainte bise indispensable.

Même une conversation devient peu sûre et doit être soumise à la protection. Une révolution culturelle dans une région qui baigne dans une culture de contact et de la proximité.

Plus que la disparition, (qu’on espère temporaire) d’un certain mode de vie, c’est la perte de certains repères sociaux qui effraie. C’est à se demander si le retour à la « vie d’avant »  sera encore possible, puisque, inévitablement, l’épidémie a fait de l’autre un porteur très probable du virus, et donc quelqu’un à éviter.

Cependant, s’il faut vivre à distance, on ne peut se couper du monde extérieur.

Principalement utilisées pour des réunions professionnelles avant que l’humanité ne se retrouve astreinte à domicile, les plateformes informatiques sont devenues le trait d’union entre la vie d’avant et celle d’après la propagation du virus.

D’un instrument « de mise en relation » et de maintien du contact avec les autres, elles sont progressivement devenues des lieux de rencontres virtuels, et ont permis l’organisation de salles de cours ou de télétravail.

Utilisé massivement, et avec succès, pendant le confinement, le télétravail reste aujourd’hui privilégié dans certaines villes qui connaissent une forte progression de la pandémie.

Un scénario impensable il y a quelques mois dans un pays champion du monde du présentéisme, où le bureau reste un élément de lien social et de vivre ensemble. Ce nouveau mode de travail sera appelé à prendre de l’ampleur.

Sera-t-il possible un jour de retrouver nos belles habitudes de rencontres amicales lors de célébration d’événements, ou simplement entre copains autour d’un café ?

Inimaginable dans ce contexte de forte propagation de cet infiniment petit qui a mis à genoux l’homme, avec toute sa puissance et sa grandeur.

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