Par: Khadija Choukaili

Que peut-on dire de ce commerce qui a pris de l’ampleur ces dernières années au niveau de tout le Royaume ?

Depuis quelques années, une nouvelle activité a vu le jour dans pratiquement toutes les villes du Royaume. Le commerce de ces différentes crêpes marocaines bien de chez nous qui s’est propagé dans nos villes et même dans nos campagnes d’une manière vertigineuse.

El Jadida n’est pas en reste puisque dans pratiquement tous les quartiers, on remarque ces femmes munies de leurs petits tabourets en guise d’étal, qui proposent msemen, baghrir, batbout et harcha.

Force est de rappeler que ces petits commerces, appelés « mahlaba » et développés souvent à partir de ces points de ventes éparpillés un peu partout, ont commencé à voir le jour il y a quelques années pour foisonner et se transformer, pour certains, en un véritable commerce, souvent informel, qui fait embaucher des femmes ayant pour rôle la préparation et la cuisson de ces fameuses crêpes.

On les voit à la tâche, penchées sur leurs fourneaux, dans un petit local en guise de cuisine, dépourvu de toute mesure de sécurité, avec à proximité du plan de travail, quelques tables et des chaises en guise de « salle de restaurant ».

Inutile de souligner les conditions sociales de ces femmes qui se trouvent dans l’obligation de subvenir aux besoins de leurs familles, et sans autre opportunité d’emploi vu leur situation (souvent) d’analphabètes.

Ce secteur qui évolue de manière informelle et anarchique constitue, certes, une échappatoire pour cette catégorie de citoyens qui y trouve une ressource financière en mesure de leur permettre de faire face à leurs dépenses quotidiennes.

Cependant, il est certain que du point de vue social, ce commerce fait vivre une certaine catégorie de la population et son organisation nécessite une intervention sur le plan national.

Mais il faut aussi souligner que la Commune a un rôle primordial qui consiste à organiser ce secteur et à combattre ce business qui relève du commerce ambulant qui prend de l’ampleur et qui constitue une entrave au développement urbanistique de la ville.

Il joue, certes, en faveur de certains qui échappent ainsi au règlement des impôts, et qui, dans certains cas, ne disposent même pas d’autorisation de l’exercice de cette activité.

Un secteur que la Commune devrait suivre de plus près, et dans une approche plus globale, veiller à son organisation pour le développement de la ville.

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