El Jadida : Avenue Annasr… si négligée qu’on lui retire même son éclairage public

Y aurait-il discrimination dans la gestion de la chose publique entre les différents quartiers de la ville.

Apparemment oui, puisque certains bénéficient de l’attention particulière des structures concernées en matière de gestion des problèmes nécessitant une intervention pour entretien ou réaménagement, tandis que d’autres ne disposent même pas du minimum requis.

Ainsi, le constat est flagrant au niveau du début de l’avenue Annasr, où la RADEEJ a procédé au retrait des lampadaires, sans aucune annonce ou une quelconque explication, laissant les habitants de cette zone, plongés dans une obscurité totale, sitôt la nuit tombée.

C’est à se demander si le premier rôle de l’éclairage public n’est pas de participer à la sécurité publique durant la nuit et d’assister les usagers dans leurs déplacements et leurs activités nocturnes ?

Une vérité qui ne semble pas gêner le moins du monde ce service public dont la mission principale est d’éclairer les quartiers et de les sortir de l’obscurité.

En effet la RADEEJ a retiré, il y a quelques jours, tous les lampadaires allant du môle jusqu’au premier rond-point (, laissant le début de cette avenue, plongé dans une obscurité totale dès la tombée de la nuit.

Il faut reconnaitre que, quelle qu’en soit la raison, la RADEEJ ne devrait pas priver tout un tronçon de l’avenue, de ses lampadaires.

Bien que cela soit une évidence, celle-ci ne semble pas accorder au disfonctionnement de l’éclairage public l’importance qu’il mérite, et les habitants de plusieurs quartiers populaires continuent à endurer l’insécurité engendrée par l’obscurité. Une insécurité que l’absence d’entretien accentue.

Il faut noter que la vision globale de la gestion de l’éclairage public par la commune, qui devrait œuvrer en collaboration étroite avec la RADEEJ, est totalement absente, d’autant plus que la Commune ne dispose pas d’une structure dédiée à cet effet pour le suivi et la réparation de tout ce qui a trait à l’éclairage défaillant.

Dans l’état actuel des choses, il faudrait peut-être se munir d’une lampe de poche pour sortir de nuit afin de se prémunir d’éventuels accidents, ou agressions.

Inutile de rappeler, si besoin est, que l’éclairage public n’est pas un luxe, mais bien une nécessité, pour ne pas dire un droit, régit par l’article 83 de la loi organique communale.

Photo d’archives

Khadija Choukaili

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