El Jadida : Autres temps, autres coutumes… les peaux de moutons délaissées, jonchent les rues

Il y a quelques décennies, il était impensable de voir les peaux de moutons joncher les trottoirs, car nos ancêtres savaient et trouvaient utilisation à chaque partie non consommable du mouton sacrifié.

Après l’abattage, on procédait au salage, puis au séchage, au soleil, des peaux, en attendant de les traiter, selon un certain procédé pour les transformer en peaux utilisables soit en tapis de prière, ou simplement dans un décor de mobilier.

Pour ces nouveaux citadins, les peaux ne font plus partie que des déchets dont il faut se débarrasser. On les voit par dizaines joncher le sol et finir souvent dans les bennes à ordures.

Cependant, et Dieu merci, un nouveau business a pris de l’ampleur depuis quelques années et le commerce de la «Btana» a vu le jour, avec des revendeurs spécialisés qui commencent à sillonner les artères de la ville pour la collecte et puis la vente de ces peaux qui atterrissent ensuite dans les tanneries.

Comme dit l’adage « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Khadija Choukaili

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