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La Troupe ANNAHDA dans ses oeuvres

Par Driss Tahi

Le public a vécu ce dimanche 17 février d’agréables moments , lors de la première de « L’épouvantail » ; une pièce écrite par Nourredine Jeddad, sur une mise en scène de Mohamed Rabbani, avec : M. Rabbani, Meriem Soufi, et N. Chehbi.

Nourredine Jeddad qu’on a plus revu au théâtre depuis près de quarante ans, et qui revient comme comédien, mais surtout ,en tant que dramaturge.

Ce vétéran fut dans les années 70 avec d’autres comme SEBBAGH, Lahrach, Feu Benbrahim, Nejdi , Rihani, Bouasria…un des poulains de feu Mohamed Saïd Afifi, et qui s’étaient distingués par leur talent ,et leur amour pour le théâtre , d’ailleurs la dernière fois que je l’avais vu sur scène avant ce dimanche, c’était en 71 dans « SAWANIH  » au théâtre municipal.

Il nous étonne aujourd’hui , en ressuscitant tel un Phoenix, un retour en beauté , dans une pièce qui touche un peu au théâtre de l’absurde, avec un texte dont l’écriture a dû sûrement demandé du temps ,et des efforts, étant donné l’importance du sujet , et la qualité des dialogues ;

Dans un décor réduit à très peu de choses, mais assez significatif ; une vieille horloge , un banc, et un panneau de signalisation ferroviaire .

Les comédiens vu leurs expériences théâtrales , ont tous été sous la direction du metteur en scène, à la hauteur de leurs rôles, à l’aise sur scène , et dans leurs prestations , en plus d’une connaissance par cœur du texte, ils ont aussi fait preuve d’une parfaite connexion entre eux, ce qui témoigne d’un travail ardu de préparation , et de longues heures de répétitions.

Le contexte est une gare ferroviaire, qui n’en est plus une en réalité , et un train qui ne passera plus, qui ne desservira plus cette gare , puisqu’elle a été abandonnée depuis le début de l’indépendance par une compagnie française , sans électricité et sans téléphone, au bord d’un douar sans nom dans une région enclavée , au milieu de nulle part,

Seul un homme un peu fou y est resté, il en fût le chef , refusant depuis longtemps de voir la réalité en face , il continue de jouer le rôle de chef de gare…veillant sur un vestige ; fait d’une vieille horloge suspendue , arrêtée depuis très longtemps , un banc et un panneau de signalisation ,ou ce qui en restait.

Habillé de sa tenue de service râpée , brandissant son sifflet , et donnant de dra3temps en temps des ordres , parfois à une bergère dont le troupeau dépassait les limites , et approchait la gare, ou à quelques fantômes qui s’aventuraient sur la voie ferrée, distribuant de temps en temps des renseignements ,ou informant de prétendus voyageurs sur les destinations et les horaires , en répétant à tout bout de champ , que le train venait juste de partir…les trois autres personnages sont une femme habitante du Douar, un vieux sorti récemment de l’hôpital psychiatrique « Bouya Omar » et un intellectuel .

« Le train du développement, de la culture et de la modernité qui fut le dernier train de l’espoir est passé depuis longtemps , les habitants de cette région l’ont raté , et c’est un autre , tout à fait différent qui passe celui là , comme un éclair, à une vitesse tellement rapide qu’il ne peut s’arrêter à n’importe quelle gare , à fortiori à l’une comme celle ci ,dont l’infrastructure aussi bien que les voyageurs sont d’un autre temps « : explique un des comédiens.

« Nous venons d’assister à une pièce d’une bonne qualité, et qui mérite le déplacement ,  » tel était l’impression de l’un des spectateurs à la fin de la représentation .

La scénographie est de Khadir Bouaïti

Musique : Dani Kad

Adaptation musicale : Rachid Nahidi

Éclairage : Anas Bilali

Costumes : Touria Ghazali

Conservation : Mohamed Attar

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