aliene

Par Azzedine Hnyen   hnyen55

Les aliénés mentaux hantent, depuis très longtemps, de nombreuses artères d’El Jadida et le centre- ville. Même la périphérie n’a pas été épargnée. Personne et rien n’est à l’abri d’une réaction dangereuse de leur part. Ils restent imprévisibles. Passants, vitrines de magasins et vitres de voitures en stationnement demeurent des victimes potentielles d’actes violents. Un danger latent. Mais réel qui peut frapper aveuglément, à tout moment, d’innocentes personnes ou être touchées dans leurs biens. Ceci se produit en l’absence totale de toute initiative préventive de la part des autorités locales qui restent les premières responsables de la sécurité des gens et de leurs biens.

En deuxième lieu, se postulent les responsables communaux de la ville. Elus et employés. Enfin, sont responsables aussi les éléments de la police et des forces auxiliaires. Mais toujours est-il que tout ce beau monde reste sous le commandement du pacha de la ville et, en deuxième lieu, de ses subordonnés directs qui sont LES CAÏDS !

Mais s’est- il produit, un jour, une interpellation de la part de « ces manitous » de ces temps modernes pour une possible intervention préventive pour un assainissement pour le moins qu’on puisse dire humain ? Et pour ces malades qui n’ont rien de méchants sauf d’être malades comme pourrait l’être chacun d’entre nous et pour les citoyens qui ne demandent qu’une sécurité rassurante de leurs personnes, celle des leurs et celle de leurs biens !

Mais nos pauvres agents d’autorité semblent avoir d’autres chats à fouetter. Rien ne leur semble fructueux et juteux que leurs intérêts particuliers. Seuls le commerce informel et les constructions illicites sont les plus rentables. Quant aux autres prérogatives touchant l’intérêt général, ils n’en veulent pas. C’est après tout « des choses futiles » et «peu intéressantes » (sic). Ce sont les messages clairs que l’on saisit de leurs comportements et de leurs attitudes. Comme si la chose publique et l’intérêt général de la ville et des citoyens est de second plan ! Il est vrai que ces messieurs, tant qu’ils n’ont pas été rappelés à l’ordre par les supérieurs provinciaux, continueront de plus belle à ignorer  leurs réelles missions qui leur sont dévolues par la loi. Se la couler douce et se remplir les poches. Voilà ce que font ces responsables.

En effectuant des tournées, de nuit comme de jour, dans le centre- ville et la périphérie de la ville, le gouverneur de la province ou son subordonné direct verront la réalité amère des choses. Des trottoirs devenus propriété privée, les artères envahies par les marchands ambulants, des constructions illicites sur les trottoirs, des boucheries devenues, en la circonstance, des lieux de grillade de viande et de brochettes, et toutes les infractions inimaginables. L’anarchie totale. Comme si aucune loi ne régit cette ville !

Même les entrées de la ville ne sont pas contrôlées. Sinon comment se fait- il qu’à chaque jour, on enregistre des nouveaux visages de malades mentaux étrangers à la ville ?

Il suffit de s’attabler à une terrasse d’un café du centre-ville pour constater que chaque jour fournit de nouveaux visages dans un état de santé très lamentable. Comme s’ils sortaient de sous terre par enchantement.

La réponse est simple. Les villes se rejettent leurs misères, clandestinement, par le biais des circuits de la honte. Et à chaque occasion, El Jadida doit supporter les contre- coups d’une « livraison » pas comme les autres. Un lot d’une déchéance humaine irresponsable et livrée à elle-même. C’est devenu presque un rituel dramatique, au centre duquel la dignité humaine est
bafouée dans toute sa profondeur. Tous ces nouveaux visages, portant dans leurs regards une détresse absolue et errant, aujourd’hui dans le centre de la ville, ont été débarqués, un jour, au petit matin, d’on ne sait quelle provenance. Un véritable drame.

Aujourd’hui, même les restaurateurs et cafetiers conseillent à leurs clients étrangers et nationaux d’éviter les terrasses, par peur d’éventuels harcèlements de la part des malades mentaux, dont toute mauvaise réaction reste évidente. Les responsables de cette désolante et navrante situation restent, en premier et en dernier lieu, les autorités locales. C’est en fonction de leurs attitudes que les autres services ceux de la police, des forces auxiliaires et de la protection civile peuvent réagir. Ensuite, vient le rôle des services de la santé pour accueillir ces malades afin de les soigner. Ils font, après tout, partie de notre tissu sociétal.

Ces malades devraient être pris en charge et soignés méticuleusement. Ce qui n’est pas le cas hélas ! Car, le plus souvent, dans les cas enregistrés, le pauvre se retrouve lâché et jeté de nouveau dans la nature quelques heures plus tard, pour revivre la récidive, faute d’un asile psychiatrique.

Aucune structure d’accueil digne de ce nom, aucune prise en charge médicale. La seule tolérance dont ils jouissent, ils la retrouvent dans l’ombre de la rue qui doit vivre avec, et dans l’indifférence du citoyen qui les évite ou les craint au gré de leurs allures pitoyables ou leurs réactions d’aliénés incontrôlables.

Conscientes de ce malheur humain et de l’inexistence d’équipes sanitaires pouvant intervenir dans les espaces publics ou à domicile l’on croit savoir que les autorités provinciales avaient réagi en proposant une alternative au ministère de la Santé. Une alternative qui serait d’un apport bénéfique, non seulement, pour la province d’El Jadida ; mais pour toute la Région de Casablanca- Settat et pourquoi pas pour tout le pays ?

Les autorités provinciales auraient proposé, en effet, la mise en place d’une structure locale pour le suivi médical de cette catégorie de citoyens marocains dans l’ancien centre hospitalier de Sidi Ali Benhamdouch près de la ville historique d’Azemmour.

La judicieuse proposition serait salutaire. Surtout pour le citoyen. En effet, ce lieu, d’une superficie de 17 hectares,  sur laquelle sont bâtis 06 (six) bâtiments, est propice pour un tel projet d’une portée nationale. Un hôpital psychiatrique offrant des services intégrés, en l’occurrence, psychiatriques, somatiques et social. Un financement spécifiques de la part de la Région de Casablanca- Settat, des conseils provinciaux des provinces de la dite Région, du ministère de la Santé ainsi que de l’INDH est vivement souhaité pour la réussite d’un tel projet qui reste  humain.

Le ministre de la Santé, El Houcine Louardi, un militant et un nationaliste de pure souche, ne pourrait ignorer cette initiative d’une autorité soucieuse de la santé psychique d’une frange de marocains livrée à elle-même.

S’il était parvenu à délivrer les superstitieux de Bouya Omar pour les supplices et tortures que subissaient nos malades mentaux, il ne pourrait leur refuser, en contrepartie, des soins scientifiques et humains.

La province d’El Jadida compte un seul médecin psychiatre pour 8.11.000 habitants. Les autres provinces de la Région ne pourraient y différer. Une opportunité que le ministère de la Santé ne devait ne pas saisir. Surtout que les contraintes actuelles empêchent la maîtrise et l’évacuation vers un établissement sanitaire. Ce qui représente un dysfonctionnement de la prise en charge des personnes souffrant d’aliénation pour y subir les soins adéquats.

De cette psychose, s’installant à El Jadida ou ailleurs dans la Région, au-delà de tous les rejets, dont les citoyens font preuve envers cette catégorie humaine à part, on ne peut qu’avoir de la compassion pour ces malades, reniés par les milieux familiaux, refoulés par la société qui ne dispose d’aucune structure d’accueil ou de soins pour soulager leurs peines et leurs souffrances.

Des citoyens marocains qui ont perdu toute leur dignité humaine et dont le seul tort est d’avoir succombé, à leur insu, à la maladie de la dégradation et des déportations à travers les circuits de la honte.

Les autorités locales et provinciales et les élus ainsi que les populations assistent impuissants à ce drame. Pourtant, les moyens existent. On dilapide des sommes colossales pour des festivals inutiles tant que la société locale souffre de mille caries. « Développer le secteur touristique », riposteront les fanatiques. Oui ! Mais que véhiculera- t- on si l’image de la ville et de la  région est ternie ? A faire véhiculer des obscénités sur le nouveau Maroc de S.M le Roi Mohammed VI et des forces vives de la Nation ?

Oh ! Que sûrement pas !

 

http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/08/aliene.jpg?fit=1024%2C1024http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/08/aliene.jpg?resize=150%2C150adminsFocusPar Azzedine Hnyen    Les aliénés mentaux hantent, depuis très longtemps, de nombreuses artères d'El Jadida et le centre- ville. Même la périphérie n'a pas été épargnée. Personne et rien n’est à l’abri d’une réaction dangereuse de leur part. Ils restent imprévisibles. Passants, vitrines de magasins et vitres de voitures...Source de L'information Fiable

Commentaires

commentaires