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Par: Khadija Choukaili

La rage constitue encore un problème majeur de santé publique humaine et vétérinaire malgré tous les efforts déployés par le Ministère de la Santé dans la lutte anti rabique.

Elle sévit à l’état endémique. Aucune province n’est épargnée. C’est une rage essentiellement rurale et suburbaine transmise par le chien et accessoirement par le chat et d’autres animaux. L’incubation de la rage chez l’homme est totalement silencieuse et dure en moyenne de 10 à 90 jours.

La répartition des cas de rage humaine,  notifiés, par région, au cours de la période 2000-2017, place la région de Casablanca-Settat  en tête de liste avec 83 cas.

Dans la province d’El Jadida, des chiens errants sont recensés par centaines. Ils se déplacent, solitaires ou en meutes sur des kilomètres dans la campagne mais aussi en ville où ils viennent en quête de nourriture.

En cette soirée du mercredi 13 février, l’hôpital régional Mohammed V d’El Jadida a reçu, en l’espace d’une heure, 9 cas de morsure par une petite chienne enragée.

Ces personnes des deux sexes et de différents âges, se sont rendues par leur propres moyens, vu l’urgence de la situation, à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires. Le Médecin assurant la permanence les a orientés vers le Centre de Santé Sidi Yahya où ils pourront recevoir ce vendredi, le vaccin antirabique.

La chienne a pu être abattue par le Bureau Communal de Protection Sanitaire et sa dépouille subira des analyses biologiques afin de déterminer la nature du virus dont elle était atteinte.

Il faut rappeler que la vaccination antirabique comprend trois injections de vaccin aux jours 0, 7 et 21 ou 28, avec un rappel un an plus tard, puis tous les cinq ans. Elle est indiquée chez les personnes dont le risque d’exposition au virus de la rage est élevé.

Il faut également noter qu’en cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie, il est impératif d’effectuer un nettoyage de la plaie à l’eau et au savon pendant 15 minutes, et procéder au rinçage, puis appliquer un antiseptique iodé ou chloré. Ces gestes sont indispensables pour limiter le risque infectieux. Il faut ensuite consulter un médecin qui décidera de la nécessité d’un traitement antirabique vaccinal et de l’administration d’immunoglobulines spécifiques antirabiques, en l’absence de vaccination préventive.

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