Ce fut un pur moment de bonheur…
Un nouveau concept venait de voir le jour à El Jadida initié par Damien Heurtebise, le directeur de l’Institut français local et Mme  Brigitte Bouvier, directrice adjointe de l’Institut français au Maroc, responsable du pôle culture. Nous avons donc « essuyé les plâtres »… et de quelle manière !
Un concept né à la « périphérie » du marché de la poésie , marché qui se tient chaque année à l’occasion de la foire Saint-Germain, place Saint-Sulpice à Paris.

Par: Alain Degans   degans2

Pour l’heure, ce fut quatre poètes -deux marocains et deux français- qui « s’affrontèrent » dans une lecture de leurs poèmes , chacun dans sa propre langue, puis traduits dans la langue de l’autre et dit par l’autre.
Un regard poétique croisé de chaque côté de la Méditerranée… J’ai beau ne connaître un traite-mot de la langue arabe, j’ai pris plaisir à l’écoute de la sonorité des mots que je ne comprenais pas. Il fallut attendre la traduction pour en comprendre le sens mais on était déjà subjugué par le texte original.
La traduction… un mot qui revint souvent dans la bouche de nos quatre protagonistes. La difficulté des auteurs marocains à se faire connaître de l’autre côté de la Méditerranée et l’absence de traducteurs en France fut souligné : la langue arabe, serait-elle devenu « persona non-grata » ?
Un dialogue s’instaura entre les quatre…

Anne Portugal attribue le retard pris dans la traduction en France des poètes arabes  au lyrisme de l’après guerre, une voie toute tracée pour la poésie. La « poésie objectiviste » venue des Etats-Unis, fut le catalyseur et la traduction se tourna exclusivement vers nouveau genre. Pour elle, si les poètes arabes sont méconnus en France, les poètes français sont également des inconnus dans leur propre pays -une recueil tiré à 500 exemplaires constituent un « succès de librairie » !

Jalal El Hakmaoui, la méconnaissance en France de la production poétique arabe tient essentiellement et historiquement de la rupture provoquée par la guerre d’Algérie.

Bernard Chambaz s’il dit ne pas connaître la poésie du monde arabe, situe l’origine de son enthousiasme pour la poésie à la lecture du recueil « le fou d’Elsa » où l’auteur, Louis Aragon, s’approprie la culture et l’histoire du monde arabe et musulman afin de comprendre sa relation au monde chrétien et au monde moderne.

Quant à Mohamed Bennis, il faut remonter au temps des croisades et situer ainsi historiquement la rupture. La chance du Maroc en particulier, c’est la double culture linguistique qui font que bon nombre de poètes sont bis lingues.
La Méditerranée est notre histoire et notre culture commune autour de laquelle gravitent toutes les cultures méditerranéennes. On a besoin de traducteurs, c’est un leitmotiv  entendu ce vendredi à ce premier « d’une rive à l’autre » dont nous souhaitons la pérennisation…
http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/05/poesie.jpg?fit=1024%2C1024http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2017/05/poesie.jpg?resize=150%2C150adminsDiversCe fut un pur moment de bonheur... Un nouveau concept venait de voir le jour à El Jadida initié par Damien Heurtebise, le directeur de l'Institut français local et Mme  Brigitte Bouvier, directrice adjointe de l'Institut français au Maroc, responsable du pôle culture. Nous avons donc « essuyé les plâtres »... et...Source de L'information Fiable

Commentaires

commentaires