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Par: Khadija Choukaili

En navigant, hier, sur la toile, je suis tombée sur un beau poème posté par Mme Mouina EL ACHARI qui a décrit, d’une manière très civilisée (passez-moi l’expression) ce qu’elle a appelé « la polygamie virtuelle ». Ce sujet m’interpelle. D’abord en tant que femme touchée par le harcèlement (celle qui ne l’est pas, qu’elle m’en donne la recette), et aussi en tant qu’internaute navigant assez souvent sur la toile (qui ne le fait pas actuellement?)

Mais, à invoquer ce sujet, nous, femmes, appelées communément sexe faible (???), on a plutôt tendance à voir rouge et à perdre son sang-froid, face à ces messieurs qui, malheureusement, ne voient en la femme que sa féminité (ses rondeurs), ce qui représente une grave insulte à son savoir et à son intelligence,

C’est donc loin de ces tumultueux problèmes  invoquant une multitude de situations délicates vécues par les citoyens, que je voudrais, en cette fin de  week-end, évoquer ce sujet qui touche pratiquement toutes les internautes. Je dirais plutôt qui porte atteinte à la liberté (virtuelle) de la gente féminine qui, une fois connectée, se trouve, encore et toujours, confrontée à un harcèlement d’un autre genre. Derrière le petit écran de son PC – et appelons les choses par leur nom – la femme subit une drague virtuelle effrénée, qui pointe le bout de son nez dès que madame est connectée. Les invitations fusent des quatre coins du monde et, malheur à  elle, si au détour d’une discussion fortuite, elle affiche, civilité obligé, une certaine amabilité dénotant un certain niveau de culture, surtout si celui-ci est associée à de la courtoisie. Ces messieurs se parent alors de leur meilleur « statut » pour tenter de faire tomber leur proie virtuelle dans les fins filets de la toile. Ces messieurs ne craignent plus d’être surpris par leurs adorables épouses, entre les murs d’un endroit discret. Tout se passe juste derrière leur petit écran et personne ne peut se douter de ce que leurs doigts malveillants complotent.

Que dire ? Je suis désagréablement surprise, et même dépitée par le comportement, oh combien non civilisé, de ces Messieurs, qui une fois le devoir conjugal accompli, sautent sur leur clavier et, commence alors, pour eux la traque de celles, qui innocemment, cherchent à échanger quelques mots, histoire d’explorer un monde virtuel certes, mais bien rempli d’événements, oh combien réels.

Je ne peux évoquer ce sujet sans que mon humeur ne connaisse des fluctuations périlleuses. Ma boussole perd le nord et je me sens emportée par une vague de colère me transportant vers une rive non moins périlleuse, celle de ma déception si grande de constater que certains hommes gardent au tréfonds de leur subconscient l’image de la femme objet, de celle qui est et qui restera ce sexe tellement faible, devant la virilité « virtuelle » (on est toujours sur la toile !!!) de ces Messieurs. Et nous femmes, toujours en sexe faible que nous sommes, on a beau invoquer ces sujets qui tiennent tant à cœurs des citoyens tels que le boycott, la coupe du monde, le conflit maroco-algérien…. Rien n’y fait, niet. L’éternelle question revient toujours pour nous ramener à la réalité de ces Messieurs avides de savoir si oui ou non tu es mariée.

Alors, de grâce, Messieurs les internautes, permettez-nous de revendiquer ce droit à la liberté de naviguer, exactement comme vous, sans être harcelées à tout bout de champs « virtuel ».

A bon entendeur…

http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2018/02/jdi.centre-01.jpg?fit=1024%2C1024http://i0.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2018/02/jdi.centre-01.jpg?resize=150%2C150adminsJdidis à la UnePar: Khadija Choukaili En navigant, hier, sur la toile, je suis tombée sur un beau poème posté par Mme Mouina EL ACHARI qui a décrit, d'une manière très civilisée (passez-moi l'expression) ce qu'elle a appelé 'la polygamie virtuelle'. Ce sujet m'interpelle. D'abord en tant que femme touchée par le harcèlement...Source de L'information Fiable

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