intrnaute

Par: Khadija Choukail

Je voudrais revenir sur un sujet qui me tient tant à cœur, celui d’un harcèlement d’un genre nouveau que la toile, avec les possibilités qu’elle offre, favorise parfaitement pour certains individus n’ayant de but que de passer un moment « agréable » derrière un écran pouvant dissimuler toutes leurs intentions louches.

Il s’agit du harcèlement virtuel qui, semble-t-il, n’est pas considéré comme tel par ces messieurs qui pensent, que, sous prétexte de diversifier leurs contacts et prétendant échanger des idées à travers des discussions innocentes, se lancent dans une « drague », sans vergogne, envers des internautes du sexe « faible », les prenant pour des proies accessibles et facilement abordables.

Mais, à invoquer ce sujet, nous, femmes, en tant qu’internautes ayant le droit et la liberté de naviguer sur le net, on a plutôt tendance à voir rouge et à perdre notre sang-froid, face à ces messieurs qui, malheureusement, ne voient (ou n’imaginent, étant derrière un écran)  en la femme que sa féminité (ses rondeurs), ce qui représente une grave insulte à notre intelligence et à notre savoir.

Il est temps de prendre le taureau par les cornes et évoquer, sans tomber dans les tabous, ce sujet qui touche pratiquement toutes les femmes.

Ceci porte délibérément atteinte à la liberté (virtuelle) de la gente féminine qui, une fois connectée, se trouve, encore et toujours, confrontée à un harcèlement sans merci. Derrière le petit écran de son PC – et appelons les choses par leur nom – la femme subit une drague virtuelle effrénée, qui pointe le bout de son nez dès que madame est connectée. Les invitations fusent des quatre coins du monde et, malheur à  elle, si au détour d’une discussion fortuite, elle affiche, civilité obligé, une certaine amabilité dénotant un certain niveau de culture, surtout si celui-ci est associée à de la courtoisie.

Ces messieurs se parent alors de leur meilleur « statut » pour tenter de faire tomber leur proie virtuelle dans les fins filets de la toile.

Ils ne craignent plus d’être surpris par leurs adorables épouses, entre les murs d’un endroit discret. Tout se passe juste derrière leur petit écran et personne ne peut se douter de ce que leurs doigts malveillants complotent.

Ils se permettent de poser des questions très osées sur la vie personnelle, la situation sociale, s’aidant à priori par le profil dont Facebook autorise l’accès, en le décortiquant sous tous ses angles.

Il est vrai que la possibilité existe toujours, Dieu merci, de pouvoir bloquer ce genre d’individus et mettre fin à leur tentative. Mais une question légitime me taraude : Pourquoi en arriver là ? Comme dit l’adage « la liberté de chacun s’arrête là où commence celle de l’autre ». Où commence donc la liberté virtuelle des femmes ? Ou mieux encore, où commence le droit des femmes de disposer de leur temps comme elles l’entendent ?

Que dire ? Je suis désagréablement surprise, et même dépitée par le comportement, ô combien non civilisé, de ces Messieurs, qui, une fois le devoir conjugal accompli, sautent sur leur clavier et, commence alors, pour eux la traque de celles, qui innocemment, cherchent à échanger quelques mots, histoire d’explorer un monde virtuel certes, mais bien rempli d’événements, ô combien réels !

Je ne peux évoquer ce sujet sans que mon humeur ne connaisse des fluctuations périlleuses. Ma boussole perd le nord et je me sens emportée par une vague de colère me transportant vers une rive non moins périlleuse, celle de ma déception si grande de constater que certains hommes gardent au tréfonds de leur subconscient l’image de la femme objet, de celle qui est et qui restera ce sexe tellement faible, devant la virilité « virtuelle » (on est toujours sur la toile !!!) de ces Messieurs.

Et nous femmes, toujours en sexe faible que nous sommes, on a beau invoquer ces sujets qui tiennent tant à cœurs des citoyens tels que le boycott, la coupe du monde, le conflit maroco-algérien…. Rien n’y fait, niet. L’éternelle question revient toujours pour nous ramener à la réalité de ces Messieurs avides de savoir si oui ou non tu es mariée, en plus des éternels compliments du genre « ta douceur et ta gentillesse me fascinent ». A croire que les traits de caractère et la personnalité sont perceptibles à travers l’écran et par le biais de quelques phrases échangées fortuitement pour tenir un brin de discussion.

Alors, de grâce, Messieurs les internautes, permettez-nous de revendiquer ce droit à la liberté de naviguer, exactement comme vous, sans être harcelées à tout bout de champs « virtuel ».

A bon entendeur…salut !!!

http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2018/06/intrnaute.jpg?fit=1024%2C1024http://i1.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2018/06/intrnaute.jpg?resize=150%2C150adminsDiversPar: Khadija Choukail Je voudrais revenir sur un sujet qui me tient tant à cœur, celui d’un harcèlement d’un genre nouveau que la toile, avec les possibilités qu’elle offre, favorise parfaitement pour certains individus n’ayant de but que de passer un moment « agréable » derrière un écran pouvant dissimuler...Source de L'information Fiable

Commentaires

commentaires