DHJ-SCCM :0 – 0…Le Difaâ ? Quel Difaâ ?

Parler du Difaâ aujourd’hui, en faisant allusion à l’équipe actuelle et à la manière avec laquelle elle est dirigée et gérée, est une insulte à l’histoire.

C’est une insulte aux Samam, Chiadmi, Chemmami, Cherif, Baba, Amanallah, Zidane, K’haili, Yaqdani,, M’barek Bihi, Benbiya, Ouazir, Yaghcha, Maâroufi, Ait Jork, Rohessalam…et des centaines d’autres, que l’on ne peut, tous citer, car ce n’est pas là le fond de notre sujet.

Notre but est de rappeler aux jeunes et aux moins jeunes, que c’est grâce à des joueurs de cette trempe, que le Difaâ a réussi à s’ imposer sur le plan national, comme cette équipe doukkalie, sans grands moyens comparée aux FAR, MAS, WAC, RCA…de l’époque, mais très redoutable, très coriace et des plus difficiles à manier et à espérer  battre.

Le Difaâ s’est fait sa réputation, grâce à des  joueurs qui ont joué, parfois, 10, 15 et même plusieurs années sous les couleurs de ce club, sans vraiment gagner grand-chose, matériellement parlant, mais qui ont gagné l’amour et le respect, de leurs amis, de leurs voisins, de leurs collègues et de toutes une ville qui les a vénérés et les vénérera à jamais.

C’était cela le véritable Difaâ : de la hargne, du travail et beaucoup de sueur et de… fierté.

Il a fallu que l’argent fasse son entrée dans ce sport, pour que tout le charme f…le camp.

Non qu’on soit contre, que des joueurs gagent aisément leurs vies, en s’adonnant à ce qu’ils savent faire le mieux : jouer au foot, mais plutôt contre tous ces opportunistes qui font subitement  leurs apparitions, là où de grandes sommes d’argent commencent à circuler.

Des opportunistes qui insultent l’histoire et insultent, par la même occasion,  tous ces joueurs et tous ces honnêtes dirigeants qui se sont investis, corps et âmes pour ce club par le passé.

Le Difaâ est mort, il a été enterré le jour où l’argent a fait son apparition ; le jour où le recrutement et le transfert des joueurs sont devenus un busness juteux pour se remplir ses propres poches, au lieu de la trésorerie du club ; le jour où des pseudo-dirigeants, qui ignorent les b-a ba du football, ont fini par prendre ses rennes…

Ce Difaâ qui coule dans notre sang est bel et bien mort. Assassiné par de tels énergumènes, qui ont profité du vide juridique et de ces contrats (gonflés) que les joueurs peuvent signer sans risque d’être coincés par le fisc pour se remplir les poches en des temps record.

Ce Difaâ là ne ressuscitera plus, où alors,  le jour ou des dirigeants dignes de ce nom, prendront la relève de ces rapaces, dont certains  sont entrain de saigner le  Difaâ à blanc.

Pour le DHJ contre le SCCM d’aujourd’hui on a tout vu, sauf du football. Et dire que le club est entrainé par un coach qui touche, pas moins de 24 millions de centimes et secondé par un Aziz Bouderbala qui en touche 8 et …la liste est longue.

 Pourquoi toute cette armada ?  Seuls nos « valeureux dirigeants » sont en mesure d’éclairer notre lanterne.

El Jadida Scoop

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