sebta

 

Par : Abdellah Hanbali
Si l’on dit que c’est la loi du plus fort qui prévaut dans les jungles, dans toute société civilisée et qui se veut   démocratique, c’est la loi de la majorité qui prévaut.
Un mode de vie et d’organisation, qui a pour racine, une nature humaine ayant horreur du vide.

Loi et démocratie sont donc là, non seulement que  pour y parer, mais aussi et surtout pour empêcher toute forme d’anarchie et de fascisme.
Sauf que parfois, certains pays se proclamant de Droit, cas du Maroc, on y rencontre des faits et comportements qui laissent perplexes, plus d’un.
La consommation d’alcool en public par un musulman, sa possession, voire rien qu’une démarche titubante, causée par ce « Nectar », sont considérés comme des actes répréhensibles par les lois de ce pays.

Or, personne ne peut nier que si les bars sont chaque jour bondés de clients musulmans, au vu et au su de tous, c’est que ceux censés veiller à l’application des lois, préfèrent fermer les yeux et laisser faire…tout en renflouant les caisses de l’Etat, via les taxes prélevées au passage .
Cependant, cette « tolérance élastique  » n’est nullement en faveur des consommateurs marocains.

A tout moment, les choses peuvent « tourner au vinaigre». Et la pseudo-tolérance, s’avère, du jour au lendemain, n’être qu’une épée de Damoclès, continuellement  posée sur la nuque de chaque consommateur et prête à frapper,  à la première occasion.

Motif ? Consommation d’une alcool…destinée uniquement aux non-musulmans !!!!

Non, mais de qui se-moque-t-on ?

Tous ces bars, épiceries, supermarchés qui sont un peu partout au pays, ne sont-ils destinés qu’aux quelques milliers de touristes ?…

Autre exemple qui laisse perplexe ; à Bab Sebta, tout produit qui en émane, est considéré comme de la contre bande.

Or, en se rendant sur ces lieux, on remarque avec stupeur que chaque jour, de grands taxis bondés de marchandises dites prohibées font la navette entre Sebta et Fnidek.

Arrivées à cette petite ville du Royaume du Maroc, autrement dit,  quelques centaines de mètres plus loin, ces marchandises sont vendues, dans des magasins, avec pignon sur rue, comme dans n’importe quelle autre ville du pays.
Mais si vous en achetez et que vous roulez avec quelques kilomètres en dehors de la ville, des barrages de douanes vous arrêtent. Et là les marchandises transportées légalement deFnidek (Catillejo) deviennent comme par magie de la contre bande.
Et de fil en aiguille, un père de famille qui n’a jamais quitté le pays,  mais transporte une marchandise achetée  à quelques kilomètres de là,  sous l’œil « bienveillant » de la sécurité locale, est traité comme un vulgaire contrebandier notoire.
Nous ne voulons nullement relater ici les conditions inhumaines dans lesquelles « travaillent » jeunes et moins jeunes à Bab Sebta. Nous ne voulons pas évoquer l’arrogance de la police et de la douane Espagnole à leur égard. Mais nous nous contenterons de dire que le tableau général est laid, déshonorant, cruel, inhumain, et tous les autres qualificatifs de la lignée qui vous viennent à l’esprit.
A Bénidrar (région d’Oujda), plaque tournante des produits de contrebande espagnole (via Melillia) et aussi Maghnia (Algérie), le visiteur est complètement estomaqué devant la diversité des marchandises  qu’offrent les magasins de cette agglomération.
La première question qui vient à l’esprit, c’est comment un pays avec lequel nos frontières sont fermées depuis des lustres, parvient en dépit de tout, à inonder nos marchés d’huile, farine, diesel, pâtes, thé, ustensiles de cuisines en aluminium… psychotropes…dont use   pratiquement toute la partie orientale du pays ?
Et si demain l’huile écoulée à Bénidrar s’avère être frelatée, ou que la farine soit empoisonnée, qui doit-on incriminer ? L’Algérie ? Nos militaires ? Notre douanes ?
Comment s’étonner, alors, qu’on soit inondé de psychotropes, émanant d’Algérie, quand ce sont des camions citernes, remplis de diesel, qui traversent chaque jours nos frontières, pour écouler tranquillement leur contenu dans des hangars à Benidrar ?
A qui profitent ces zones d’ombres ?

Qui en profite de  laxisme ?

Et pourquoi c’est toujours le pauvre citoyen qui continue à payer, chaque fois que nécessaire ?

A quoi servent les lois, si on n’est pas capable de les appliquer ?
En tous les cas, ces zones d’ombres, qui profitent bien à certains, ne profitent nullement… au citoyen-consommateur et grand dindon de cette farce.

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