COUPE DE LA CONFEDERATION/ COMPLEXE MOULAY HASSAN. FUS : 7 SCV : 0 « LE FUS CORRIGE LE SCV ET GRATIFIE LES MAROCAINS D’UN FESTIVAL DE BUTS »

Par: Haj Abdellatif Chjerraf    cherraf

Le complexe Moulay Hassan n’a pas cessé de vibrer sous les pas de danse d’un large public fussiste, suite au rythme provoqué par le festival de buts donné par les poulains d’Oualid Régragui. Et ce, du début jusqu’à la fin de la partie, j’allais dire de baby-foot, puisque le score fleuve de 7 buts à rien en faveur de l’équipe fanion des Rbatis, me rappelle le « funny » au billard !

FUS1

 Eh, détrempez-vous, l’équipe d’en face n’était pas faible mais elle est tombée ce vendredi, sur un Fath bien organisé, serein et constructif. Et surtout, une équipe qui a montré qu’il sait exploiter les balles arrêtées aux spectateurs présents au stade, ainsi qu’aux millions de téléspectateurs qui ont suivi la rencontre.

En effet, après trois coups francs sifflés en faveur du FUS, dès l’entame du match, Mourad Batna parvint à catapulter le quatrième en pleine lucarne d’un tir des 20 m, à la 27ème minute !

Cette concrétisation ouvra le bal  aux supporters du FUS de chanter et danser… Le temps de souffler et voilà le second but, justement sur balle arrêtée ; un corner expédié par Batna que Yusupha tire puissamment vers la cage des visiteurs, tir renvoyé en catastrophe par le gardien, mais Asmandaw, aux aguets, met le cuir au fond (34’). Six minutes après,  Saâdane, voulant  surprendre Nicolas, tire de loin, le keeper ougandi  refait la même erreur et repousse le ballon, Abdeslam Benjelloun surgit et plante le 3ème but (40’).

La première période se solda sur le large score de 3 à rien au grand bonheur des amoureux du FUS  qui continuaient à faire vibrer le Complexe…Durant la pause, on savourait, l’avance des trois buts, tout en pensant que Oualid Régragui allait jouer la défense pour sauvegarder l’acquis, mais c’était ne pas connaitre ce garçon qui sait ce qu’il fait. Sentant que ses poulains avaient encore de la fraicheur dans les jambes, il leurs conseilla de jouer comme ils ont fait au 1er half. D’autant plus que c’était eux qui décidaient du tempo de la partie à imposer.

On sentait que les Ougandis avaient les jambes lourdes et qu’ils étaient dépassés par les événements et ne comprenaient pas ce qui  leurs arrivaient !

Déboussolés par les 3 buts, ils encaissèrent le 4ème, deux minutes après le coup de sifflet de la deuxième période donné par l’excellent arbitre égyptien, Mohamed Maârouf qui arbitra pour la première fois un match international au Maroc. A la (47’), El Bassel Mehdi, d’une « piqûre », dans le jargon du baby-foot, de l’intérieur de son pied droit, dans un angle fermé, logea le ballon dans les filets du pauvre Nicolas qui ne savait plus à quel  Saint se vouer !

Il s’est tellement roulé dans la farine pour sauver sa cage, sans que cela lui sert à quelque chose, car les Rbatis du FUS ont fini par le frire à leurs goût, au grand dam des quelques supporters Ougandis ! Et au grand bonheur des marocains qui suivirent la rencontre et qui ne cessaient de manifester leur liesse. Frank Nyua, le coach de Sports Club Villa, remarquant qu’il avait affaire, ce vendredi-là, à un « tsunami » et non pas à une équipe de football, essaya, tant bien que mal, de renforcer le milieu de terrain et la ligne défensive pour minimiser les dégâts, tout en procédant à trois changements ; il fit sortir Serimaga, Nera, Bowa pour les remplacer successivement par Kazza, Niky et Ambrosé… Oualid Régragui, quant à lui, préféra relever d’abord,  Abdeslam Benjelloun, sanctionné d’un carton jaune par kondé…Puis  Yusupha par Elagnaoui… Les changements de Frank Nyua ne changèrent rien à la donne. Par contre ceux  d’Oualid Régragui  apportèrent d’autres concrétisations… Celle de Marouane  Saâdane, encore sur une balle arrêtée ! Un coup franc que Marouane Batna combina avec l’autre Marouane qui ne trouva aucune difficulté à mettre la balle dans la lucarne adverse d’une belle frappe (69’)… Gavé par ce 5ème but, le coach du FUS opta pour la sortie de Saâdane Marouane, lui aussi marqué par un carton jaune et fit entrer Skoma. Alors qu’on pensait que le match allait se plier sur la marque de 5 à rien, voilà que les remplaçants ; Konde, d’une passe à la Platini sert dans le trou, Elagnaoui Youssef qui, d’un contrôle-tir,  pique le cuir dans les bois du malheureux Nicolas (81’). C’est le 6ème but de la rencontre. Cette réalisation fit quasiment levé tous les spectateurs, les plus sages applaudissaient, les autres continuaient sur leur rythme à danser et à chanter. L’ambiance battait son plein et les buts avec… Car ce match fou, fou, se clôtura sur un septième but magistral de Mohamed Fouzer qui dribbla pratiquement toute la défense à une vitesse époustouflante en ligne droit pour trouver les filets de Sports Club Villa. Cette équipe n’oubliera jamais ce match qui d’ores et déjà l’élimine de la Coupe de la confédération…Quoiqu’il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir… .

 

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