Durant cette période de crise sanitaire où l’état d’urgence a été instauré depuis le 20 mars, les crimes liés à la violence ont, certes, enregistré une régression de -67% par rapport à la même période de l’année 2019.

Cependant, El Jadida vient d’enregistrer, en l’espace, de 48 heures deux crimes à l’arme blanche, ayant coûté la vie à deux individus, sans compter tous ces actes de violence commis sous l’effet de drogue ou d’alcool, ni ces vols qui ont eu lieu en pleine période de confinement.

Peut-on répertorier tous ces crimes en faits divers isolés sans conséquence sur la sécurité générale des citoyens ?

Ce serait sans doute le cas si leur fréquence n’était pas aussi alarmante, particulièrement en cette période d’état d’urgence où les patrouilles des autorités sécuritaires ne manquent pas.

Il faut noter que cette recrudescence de la criminalité demeure intimement liée à l’augmentation de la consommation des drogues et d’alcool, et nul n’ignore que le commerce des psychotropes et autres drogues continuent à être écoulés malgré l’état d’urgence sanitaire, et c’est à peine si on entend parler, de temps à autre, d’une quelconque arrestation d’un dealer.

Pourtant en cette période de confinement les arrestations pour violation de l’état d’urgence sanitaire se comptent par centaines, au niveau d’El Jadida et par dizaine de milliers au niveau national, sans compter le nombre considérable de contraventions distribuées pour non port du masque ou pour absence d’autorisation de sortie.

Devrait-on croire que la sécurité physique des citoyens n’a pas la même valeur que leur sécurité sanitaire ?

Certes l’état d’urgence doit être respecté et constitue une priorité nationale dans cette lutte acharnée contre le covid-19, mais il n’en reste pas moins que la lutte contre la criminalité devrait également être une priorité qui permettra d’instaurer un climat de sécurité au sein de la population.

On ne peut que louer les efforts consentis par les autorités sécuritaires en cette période de crise sanitaire. Cependant, et au vu de la recrudescence de la criminalité qui reprend au niveau de la ville malgré l’état d’urgence sanitaire, les orientations des autorités sécuritaires locales devraient se pencher davantage sur la lutte contre ce commerce fructueux de la drogue, qui sous-tend la progression de la criminalité et de la violence, pour consolider et renforcer les mesures de protection des citoyens et combattre ce fléau de commerce de psychotropes qui menace non seulement la sécurité des individus, mais également leur santé.

A bon entendeur …

http://eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2019/06/jdi.centre1.jpghttp://eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2019/06/jdi.centre1-150x150.jpgadminsDiversDurant cette période de crise sanitaire où l’état d’urgence a été instauré depuis le 20 mars, les crimes liés à la violence ont, certes, enregistré une régression de -67% par rapport à la même période de l’année 2019. Cependant, El Jadida vient d’enregistrer, en l’espace, de 48 heures deux crimes à l’arme blanche, ayant coûté...Source de L'information Fiable