Depuis le début de cette crise sanitaire qui a contraint le Royaume au confinement et à l’arrêt de toutes les activités, forçant les établissements scolaires à opter pour l’enseignement à distance, la Fédération Marocaine de l’Enseignement Professionnel Privé n’a cessé de publier des communiqués sollicitant le soutien du Fonds Spécial Covid-19 en proclamant que le secteur a subi des sinistres importants, et déclarant que 48.000 salariés des écoles privées sont en arrêt temporaire de travail.

Les employés de ces établissements ont ainsi pu bénéficier de l’indemnité de 1.000 dirhams octroyée par la CNSS pour les mois de mars et avril. Un montant de 48 millions d’aide indirecte pour ces écoles a été puisé du Fonds Spécial Covid-19 pour le soutien de ces établissements pour le seul mois de mars.

Il faut noter qu’au début du mois d’avril, un réel bras de fer s’était engagé entre les écoles privées et les parents d’élèves, sur l’exemption des frais mensuels de scolarité en cette période d’urgence sanitaire, ou du moins, à privilégier des facilités de paiement, essentiellement pour les familles dont les revenus ont été affectés par le ralentissement de l’activité économique, en raison de la pandémie.

Il est incontestable que les écoles privées se devaient d’assurer la continuité aussi bien des activités éducatives à distance, mais aussi d’assurer le paiement de leur personnel. Une équation dont l’équilibre était difficile à assurer, étant donné la situation financière de certaines familles dont le revenu a été réduit ou même suspendu.

On serait donc en mesure de se demander si l’on doit considérer ce secteur comme sinistré étant donné que la majorité des établissements d’enseignement privé ont empoché les frais de scolarité versés par les parents d’élèves pour le mois de mars, et que l’enseignement à distance instauré par l’urgence sanitaire ne nécessite que les frais engendrés par la plateforme d’enseignement à distance et la connexion par le biais desquelles les cours sont dispensés.

Force est donc de constater qu’objectivement, ces établissements avaient déjà empoché les mensualités dues par les parents et avaient, de ce fait, de quoi faire face aux salaires de leur personnel.

Il est malheureusement décevant de constater que la cupidité de certaines entreprises les a poussés à profiter indûment de cette aide sociale mise en place pour préserver le tissu économique et permettre aux ménages de disposer des ressources minimales pour faire face à cette crise.

S’il est des leçons à tirer de cette crise sanitaire qui a mis des nations devant leurs responsabilités sociales, c’est qu’il faut prendre sérieusement conscience qu’il est grand temps de réformer notre système éducatif et veiller à réglementer les prix pratiqués par les établissements scolaires privés, par la mise en place de normes nationales qui permettront la réglementation de ce secteur et qui devraient être scrupuleusement respectées.

http://eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2015/09/ecole2.jpghttp://eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2015/09/ecole2-150x150.jpgadminsLibre OpinionDepuis le début de cette crise sanitaire qui a contraint le Royaume au confinement et à l’arrêt de toutes les activités, forçant les établissements scolaires à opter pour l’enseignement à distance, la Fédération Marocaine de l’Enseignement Professionnel Privé n’a cessé de publier des communiqués sollicitant le soutien du Fonds Spécial Covid-19 en proclamant que...Source de L'information Fiable