Commune Urbaine d’El-Jadida : au-delà des nids de poule…

Tout un chacun sait que la ville d’El-Jadida souffre de plusieurs maux : prolifération de nids de poule…et de dos d’âne sauvages, mauvaise collecte des ordures, un éclairage insuffisant, l’état déplorable de certaines routes,  …sans parler de la lenteur dans l’exécution des projets, la bureaucratie, le mauvais rendement, l’indiscipline, l’absence d’organisation, d’études sérieuses, de suivi, d’évaluation, d’une bonne maîtrise du travail… et la liste est longue.

Ce sont là autant de facteurs qui  marginalisent notre commune urbaine et la placent dans l’incapacité d’accompagner les mutations traversées par notre ville.

Mais ce dont personne ne semble  encore prêter attention, c’est le Tsunami qui est à nos portes et qui risque de balayer tous les futurs projets de notre commune urbaine, suite aux départs à la retraite  de la majorité des agents et cadres qui continue à s’aggraver « jour après jour ».

En effet, depuis 1991, notre commune a totalement cessé d’enrôler du personnel, à l’exception de quelques diplômés chômeurs, enrôlés sous l’ère de l’ex-président du conseil, feu El Qadiri. Et un service qui comptait une soixantaine de personnes en 1991, n’en compte  qu’une dizaine aujourdh’hui.

Autant dire que notre commune est entrain de se vider de ses cadres, à la vitesse grand V, puisque ce nombre risque d’être réduit à  zéro, dans à peine deux-trois ans.

Alors que faire ? Enrôler plus de personnel pour remplacer ceux qui partent à la retraite ? Oui, mais avec quel argent va-t-on les payer, quand on sait que l’ex-président, Abdelhakim Soujda avait emprunté, pas moins de 40 milliards de centimes et Benrbiâ 10 milliards de centimes, au nom de la commune urbaine d’El-Jadida et qu’il va bien falloir rendre un jour ?

Les problèmes dans lesquels se débat notre commune sont plus graves que ce que certains croient et plus difficiles à surmonter.

Comment certains élus peuvent-ils continuer à promettre monts et merveilles à leurs électeurs, lorsque la commune est entrain de frôler  la faillite, pure et simple ?

Jusqu’à quand allons-nous continuer à débattre sur les b-a-ba de la chose communale ( nids de poules, dos d’ânes, collecte des ordures…), alors qu’une bonne gestion de notre commune, nous aurait placés dans une meilleure position, quant à la résolution de « choses plus sérieuses » et à même de rendre à cette ville, son aura d’antan?

Parce que gérer une commune, ne se limite pas au respect des lois en vigueur,  tout en omettant de se soucier de l’évaluation des résultats atteints.

Gérer notre commune, c’est

  • Avoir un programme préétabli, (routes, électrification, égouts…).
  •  Connaitre le volume de chaque projet pour mieux évaluer son importance et le degré d’attention qu’il mérite qu’on lui accorde.  Et plus le diagnostic est précis, plus le constat est  juste et réaliste.

Gérer notre commune, c’est

  • Prendre soin de son patrimoine et  le fructifier. Une commune sans patrimoine, sera condamnée à acheter  au prix du marché. C’est une commune endettée, qui passera un temps précieux à se débattre pour le remboursement de ses créanciers (cas actuel).

Gérer notre commune, c’est :

  • Réaliser une étude matérielle pour connaitre les moyens en sa possession et ceux qu’on est en mesure d’investir.

– C’est  la capacité d’une grande flexibilité : changement de cap ;   rectification du tir… et  à  chercher les solutions adéquates à chaque fois que les circonstances le dictent:

-L’abattoir d’El-Jadida est déficitaire et pourtant, personne n’a essayé d’y remédier.  Il est peut être temps de multiplier les prestations et  de commencer la fabrication de produits dérivés pour renverser la donne et renverser une situation qui semblait perdue d’avance.

Gérer notre commune, c’est faire du bien -être des habitants et de la beauté de leur cadre de vie, une priorité et non une option.

Abdellah Hanbali

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One Thought to “Commune Urbaine d’El-Jadida : au-delà des nids de poule…”

  1. Alain

    C’est presque un programme électoral !

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