Coin des poètes…un certain 16 mai 2003

Casablanca-Attentats-Terrorisme-2012-05-15

Par:Ahmed Benhima      benhima

De Saint Denis de La Réunion à El Jadida au Maroc, de maître à amie (1), je tiens dans ma main mon cœur meurtri par la folie ravageuse des loups déchaînés et poursuis mon chemin à la recherche de voix poétiques, tour à tour, violentes, apaisantes et rassurantes.
Je frappe aux portes des poètes pour emprunter des mots, des vers que ma simple rhétorique ne produit pas. Des mots et des vers qui donnent aux cris l’amplitude et la virulence pour faire trembler les fous et les lâches qui brûlent, tuent et massacrent à seules fins de tuer, de brûler et de massacrer.

casablo

Dans son recueil « LARMES DE SANG », Khatiba Moundib dénonce avec fureur , douleur et douceur l’acte abject et barbare d’un 16 mai de l’an 2003 qui emporta des dizaines d’innocents, la priva de son frère, endeuilla le pays qui apprit, du coup, à humilier les traîtres.
Khatiba, c’est à toi.

Mourir au printemps !
Que c’est dur
De partir
En plein printemps
Saison de l’amour
Et de l’épanouissement
Où les fleurs
Furent arrosées
De sang
Mourir au printemps
Assassiné, déraciné
Arraché de force
A la vie
Par l’obscurantisme
Etre enseveli
Alors que la nature
Fleurit
L’obscurantisme
A tout noirci
Et depuis
Mai
Le joli mois de mai
A perdu ses attraits
Et quand l’oiseau sanglote
Moi je fredonne
Tu es parti au printemps
Lui est de retour
Et toi où es-tu ?
(1) « Éclats de vivre » Raymond Farina
« Larmes de sang » Khatiba Moudib

 

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