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Préambule : Pour la petite histoire, j’ai eu à « m’aventurer » une deuxième fois à Dadsi, le jeudi 25 août 2016, avec un temps particulièrement chaud et poussiéreux. Dadsi est un douar pastoral niché à 400-600 m d’altitude, à une dizaine de km, au sud-est de la Commune rurale de Khmis Ksiba (Aounate) en direction de Douar Hmidouch.

J’ai visité ce hameau autrefois au printemps 1952. C’était un tapis floral d’une beauté extraordinaire qui répondait parfaitement à l’élevage ovin surtout.

C’était là où j’avais découvert pour la première fois le « hockey », appelé « Chirra » par les bergers qui le pratiquaient habituellement au clair de lune, avec un bâton incurvé en forme de gourdin.

Dans ce douar moyenâgeux, récemment desservi par un chemin carrossable de 10 m de large, la canicule en été, la misère en hiver, la rareté de l’eau, le manque de tout sauf l’hospitalité,…, sautent aux yeux.

Tout récemment, en juillet 2016,  un puits de 91 m a été creusé, à l’aide d’une sonde, par un collectif de bienfaiteurs. Mais tout brin de bonheur offert aux Dadsien(ne)s ou Oulad Dadsi sera le très bien venu.

L’école manque affreusement. Le cadastre aurait pu contribuer au développement de la zone en localisant plus de 150 propriétaires héritiers d’un terrain d’environ 540 ha.

Aussi, j’invite le conservateur de la région à trouver une solution pour dynamiser le développement rural de Dadsi et ce en permettant à ces propriétaires aux maigres ressources de régler les frais de cadastre et autres, une fois les délimitations faites et les titres fonciers définis, sachant que la localisation actuelle des lots est basée sur le « ‘urf » d’un temps plus que révolu.

Je suis certain et persuadé que cet effort de la part de la Conservation foncière sera le déclic bienfaiteur de cette zone à vocation pastorale, oléicole, apicole, …et écotouristique, ne serait-ce que pour préserver les habitudes culinaires de ce douar totalement bio.

 

Dadsi* lance un SOS de loin

Dadsi, contrainte à un réel dédale

De souffrances injustes et fatales,

Perdra-t-elle espoir de sauter les cales

Et de redresser son épine dorsale ?

Le sec ne sied ni aux menthes, ni aux arbustes

Et encore moins aux Dadsien(ne)s* dont le buste

Dévoile un mode de vie plus que vétuste

Au vu des corvées quotidiennes frustrantes !

Le hameau de Dadsi battant de l’aile,

Oubliera-t-on ses activités pastorales,

Agricoles, apicoles, artisanales,… ?

Que deviendra sa transhumance vitale ?

Attendant avec humilité vos petits soins,

Dadsi a soif et le fait savoir de loin !

L’entraide peut résoudre plusieurs points

Pour couvrir les champs de foin et verdir le coin !

Du haut de ses collines, Dadsi lance

Son appel au secours pour que sa croissance

Puisse tourner avec un peu de présence,

Dans la durabilité et la constance.

Par :Moussa Ettalibi, Dr Sci.

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