Chronique de Mustapha JMAHRI : Claude Durand raconte son voyage initiatique au Maroc

Claude Durand, né à Oujda, se considère comme Français du Maroc où il est né et y a vécu une partie de son adolescence. Il le dit ouvertement : « Je considère le Maroc comme mon vrai pays ».

En effet, la relation de sa famille avec le Maroc remonte à l’année 1930, lorsque son père, engagé dans la police, est affecté à Meknès. Ce dernier débuta comme inspecteur de police et finira sa carrière en tant que commissaire de police à Safi dans les premières années de l’Indépendance.

De par le métier de son père, sa famille a beaucoup voyagé et vécu dans plusieurs villes au Maroc dont notamment Rabat, El Jadida, Safi et Saïdia.

Après l’affectation de son père à El Jadida en 1954, Claude regagna le collège mixte de Mazagan là où il a trouvé, comme il dit, que plus de la moitié des élèves étaient Marocains. L’entente entre les élèves issus de toutes les communautés et entre garçons et filles était bonne.

A El Jadida, à cette époque, comme il le rappelle : « Les distractions à Mazagan étaient restreintes mais variées : la plage, le cinéma, le théâtre et le parc. Cependant, à l’internat, on ne bénéficiait pas beaucoup de sorties».

Au collège, Claude avait tissé des liens d’amitié avec des camarades musulmans et juifs, dont beaucoup lui ont écrit leurs impressions dans son cahier de souvenirs qu’il garde encore précieusement chez lui presque 70 ans après. Parmi ses amis au collège : Kailane Abderrahman et Hajjoub Khallouq de Safi, Viviane Bitton d’Essaouira, Malika Ait-Kaci, Mustapha Bouali, Ahmed Bahmed, Naïma Benallal, Abdeslam Bentami, Kaoutari Khadija, et son meilleur copain Ahmed Tahiri, d’El Jadida.

Plus tard, devenu enseignant, Claude Durand a exercé dans des écoles primaires françaises à Marrakech puis à Zagora.

Il quitta le Maroc à l’indépendance du pays pour rentrer en France et connaître une nouvelle carrière qu’il qualifie comme atypique.

A Paris, il est engagé comme responsable commercial de deux grandes usines. Cela lui permet d’entrer en formation continue dans une grande école de commerce. Il a ensuite l’opportunité d’entrer dans un atelier de sculpture. Il s’installe en Auvergne où il dirige un restaurant. C’est son début dans le tourisme.

En Provence depuis 1975, il continue à s’intéresser au tourisme. Il crée en 1983 l’association des Offices de Tourisme de dix communes, puis de nombreuses manifestations qui perdurent encore. Il touche au domaine de l’écriture et publie plusieurs articles dans des revues de décoration, des revues sur l’aménagement des vieilles fermes en Auvergne. Il a également publié « Fayence, 2000 ans d’histoire » en 2008, « Fayence, l’histoire du village à travers ses rues », et « Voyage initiatique au Maroc » en 2011.

Dans ce dernier livre de 288 pages, il raconte le voyage idéalisé et initiatique d’est en ouest du Maroc comme relaté par le narrateur. Cet itinéraire permet de retracer l’Histoire du pays, ainsi que celle des grandes villes traversées d’El Jadida à Meknès, passant, entre autres, par Casablanca et Rabat.

Comme ce livre était destiné aux lecteurs français, l’auteur a essayé de parler de la religion musulmane et des traditions marocaines également.

jmahrim@yahoo.fr

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