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“El Jadida et son port Jorf Lasfar sont engagés ensemble dans un avenir solidaire qui concerne la nation toute entière”

C’est tout dit, surtout lorsque cette affirmation nous provient d’un expert qui a été élu première personnalité Maritime et Portuaire du Maroc, en l’occurrence Mr Najib CHERFAOUI.

Une véritable encyclopédie vivante en matière portuaire et un chercheur émérite qui reste sans conteste l’un des rares experts à avoir le courage de dénoncer les erreurs de la politique portuaire et maritime durant les dernières années au Maroc.

Connu pour ses ouvrages et écrits d’une grande rigueur scientifique et méthodologique, le professeur Najib CHERFAOUI est ingénieur en  ponts et chaussées et chercheur dans le domaine maritime et portuaire.
Il est aussi auteur de plusieurs ouvrages portant notamment sur l’histoire des ports au Maroc. Son ouvrage «Fulgurances, ports du Maroc des origines à 2020» (2005) fait le point sur 22 ports du Maroc, de Dakhla à Nador et Saïdia en passant par Casablanca, donnant à voir un fond documentaire et iconographique impressionnant.

Lorsque nous avons évoqué avec lui la question du port de Jorf Lasfar dont il suit l’évolution depuis sa réalisation et peut être bien avant, sa réponse ne s’est pas limitée à un constat superficiel encadré dans l’espace et le temps,  mais elle est allée au delà pour placer la question portuaire au coeur même de toute civilisation.

Selon Mr Cherfaoui, il s’avère que depuis 2010, le dynamisme du Port de Jorf Lasfar révèle avec persistance la migration progressive du cœur économique du Maroc vers la région Doukkala-Abda.
De manière générale, il faut savoir que le développement ou le déclin d’un port peut bouleverser le destin d’une région, et parfois même, faire ou défaire une civilisation entière.
Par exemple, si c’est grâce à son port, que la ville de Bruges était devenue à partir du XIVème siècle le cœur de l’ordre marchand européen, c’est aussi à cause de l’ensablement de ce port qu’elle connut une récession grave et irrémédiable, étant donné que les bateaux l’ont peu à peu déserté.
Parmi les villes qui se sont disputées sa succession, Venise gagna cette bataille, mais entre autres vicissitudes, l’envasement du port entraîna le déclin de cette cité jusqu’alors prospère.
Anvers au Nord, puis Gênes au Sud prirent la relève et assurèrent successivement le rôle de place‑forte de l’échange, mais subirent à leur tour, pour des raisons identiques, le même sort.
C’est alors que la ville d’Amsterdam, toujours sur le qui‑vive, accéda rapidement à un rang central dans les réseaux commerciaux, position qu’elle a maintenu jusqu’à nos jours. La longévité de cette hégémonie s’explique par une vision claire et lucide basée sur l’adaptation permanente de son port aux mutations de la navigation maritime. Pour faire face aux problèmes d’ensablement, cette cité a su, dès l’avènement de l’ère industrielle, délocaliser ses activités portuaires vers le pôle stratégique de Rotterdam pour y construire des quais par des profondeurs compatibles avec la taille sans cesse croissante des navires.
On retiendra que la ville d’El Jadida a donné naissance au port de Jorf Lasfar comme Amsterdam l’a fait pour Rotterdam.
Les responsables doivent donc bien garder à l’esprit que la ville d’El Jadida et son port Jorf Lasfar sont engagés ensemble dans un avenir solidaire qui concerne la nation toute entière.

                                   Chahid Ahmed

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