Charlie Hebdo… L’impertinence à son comble

CHARLIE

Par : Selma Régragui

La ligne entre la liberté d’expression et le sarcasme de mauvais goût a encore été franchie par Charlie Hebdo. La rédaction a encore une fois outrepassé les limites du « respect », poussant, ainsi, les plus fidèles « Je-suis-Charlistes » à s’insurger contre cet hebdo qui use du « sarcasme/trash » à chaque fois que le besoin de rehausser ses ventes se fait ressentir.

Charlie Hebdo prédateur, Charlie Hebdo As de la provocation gratuite n’a pu s’empêcher de s’emparer de l’image de l’enfant Aylan, 3 ans, dont le petit corps inanimé gisait sur le sable d’une plage turque, par un 03 septembre 2015, pour la souligner maladroitement d’une phrase des plus choquantes : « 2 menus enfant pour le prix d’un ».

Une publication de plus qui en fait une journal satirique indigne de faire partie du paysage médiatique français.

L’image choc de l’enfant Aylan avait fait l’unanimité de la presse mondiale sur la crise migratoire des réfugiés fuyant une triste montée de violence dans leurs pays. Un sujet épineux que Charlie Hebdo aurait pu éviter de souiller par sa légende de mauvais gout et qui ravive le débat autour de la nécessité ou pas d’avoir une presse de ce genre.

Ah, lorsque la caricature pseudo-engagée est atteinte de mièvrerie ! Elle ne laisse place qu’à l’indignation et c’est ce dont il s’agit depuis la publication de ce dernier numéro, objet d’une polémique internationale. Une sortie impudique digne d’un Charlie Hebdo qui fait sonner les trémolos de sa perte de popularité en insultant l’intellect d’une opinion publique Française assez divisée quant à la question des réfugiés Syriens ou autres, qui fuient les pays décimés par la guerre.

Certains médias choisissent de choquer pour informer et sensibiliser le public sur des problématiques importantes. Toutefois, la modération reste de meilleur gout.

Dans le cas de cette forme d’impertinence expressive, le hiatus est immense entre l’objectivité du message et les outils utilisés pour transmettre l’idée aussi biaisée qu’elle l’est en réalité.

D’un autre côté, l’on s’attendait aussi à une réaction de la part du géant américain de restauration rapide, Mc Donald’s, qui aurait pu, s’il le voulait, réfuter toute implication de son image de marque dans un sujet aussi sensible que le flux migratoire des réfugiés vers des terres plus clémentes.

Mais encore, Le silence radio de ce dernier prêterait à déduire que le malheur des uns ne ferait jamais partie des comptes des autres.

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