Ces projets qui vont changer Doukkala- Abda

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Par: Azzeddine Hnyen

El Jadida privilégie la piste des projets structurants. Le projet de réalisation du haras, destiné à l’élevage des étalons et des juments pour la reproduction et l’amélioration de la race chevaline, en est un. D’un coût de 100 millions de DH, il se propose de faire du cheval un facteur d’attractivité territoriale. La superficie dédiée avoisine les 100 hectares qui élisent domicile dans la commune rurale de Laghdira près de Bir Jdid. La Sorec (Société royale d’encouragement du cheval), maître d’ouvrage, prévoit la construction d’une clinique vétérinaire, d’un laboratoire d’insémination artificielle, des écuries, des aménagements agricoles et des dépendances administratives. «C’est un investissement qui profitera aux propriétaires de chevaux dont 75 associations», note un responsable local. Côté emploi: le projet en cours de réalisation table sur la création de 56 postes directs et 150 postes indirects. Autre localité, autre projet. Les autorités de la ville comptent en effet sauver une zone en déclin: Chtouka. Une opération d’irrigation en mode «goutte-à-goutte» sur 2.535 hectares est au menu. Les études prévoient une dotation en eau de l’ordre de 12 millions de mètres cubes à partir du barrage El Hansali-Al Massira Jdid. Quelque 194 millions de DH seront consacrés aux ouvrages d’adduction d’eau et aux ouvrages de distribution. Une fois sur pied, la gestion sera confiée à un prestataire privé par voie de concession. Le projet d’irrigation aura un impact important sur Chtouka et contribuera à la stabilisation des populations rurales sur leurs terres. D’abord par une opération d’agrégation des cultures maraîchères pour un investissement estimé à 274 millions de DH. Ensuite par la création de 684.000 journées de travail. «Le projet d’irrigation assurera une valeur ajoutée de 180 millions de DH par an et permettra la multiplication du revenu annuel par 15», affirme un responsable à la direction provinciale de l’agriculture. Les ambitions d’El Jadida ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Une enveloppe de 330 millions de DH est affectée à un projet de défonçage et d’épierrage de 22.000 hectares en collaboration avec le département de l’Agriculture et l’Union européenne. «Le budget est programmé par le ministère de l’Agriculture», indique un responsable local. Les pierres collectées seront remises dans le circuit de la valorisation en servant à la construction des tazotas, patrimoine ancestral d’El Jadida dont elle veut consacrer la pérennité par l’organisation en 2013 d’un congrès international. Parallèlement aux opérations de défonçage et d’épierrage, il sera procédé au renforcement des pistes, au creusement des puits et au remembrement rural. Ceci est de nature à élargir les exploitations agricoles et d’en élever, en conséquence, la rentabilité.

Ville écolo

La dimension écologique n’est pas sacrifiée sur l’autel d’un développement industriel acharné et précipité. El Jadida prépare en effet sa ville écologique à savoir le pôle urbain de Mazagan, sur 1.400 hectares appartenant en grande partie au domaine public (ancienne prison d’El Jadida). Selon nos sources, «la convention d’acquisition a été signée entre l’OCP et le ministère des Finances». Cette étape étant franchie, viendra par la suite les différentes études géologiques, d’élaboration d’un plan d’aménagement et d’affectation du sol.
L’un des enjeux majeurs est de «faire la jonction entre les villes d’Azemmour et El Jadida», selon la province d’El Jadida. Une sorte de continuité urbaine qui tend à booster la région d’Abda et son attrait économique. D’autant plus que la conception première du projet ne semble négliger aucune composante: formation, tourisme, plateforme bureau, palais du congrès, R&D, pépinières d’entreprises, espaces de loisirs, sport, culture et habitat.

 

 

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