FALAKI1

Par: Abdellah Hanbali

Notre artiste est un doukkali de souche. Il y a 69 ans qu’il y a vu le jour. Une époque où les gens possédaient peu de biens, mais se partageaient l’amour et la joie de vivre, qui passait pour leur seconde naturelle.

Ignorer cela, c’est méconnaitre les origines de cet homme chaleureux, au sourire contaminant et à la blague facile.

Bouchaib Falaki a su reprendre à son compte les leçons des grands maitres impressionnistes afin d’y apporter une variation et de la nouveauté sur le thème « paysage ».

Un paysage qui nous projette vers ce passé chargé par de merveilleux souvenirs et une enfance pleine de couleurs et d’images.

Un paysage de ce Maroc profond où tout n’était que joie, insouciance, harmonie et volupté.

Un paysage de ce Maroc des odeurs et des saveurs : de ce pain cuit au Kanoune, de cette terre encore tiède, entrain de recevoir ses premières gouttelettes de pluie, de ce thé à la menthe et à l’eau du puits, à nul autre pareil…et de toutes ces « Agora » qui se constituaient chaque soir et ou l’on parlait peu, mais riait beaucoup.œuvre Falaki3 (2)

Par ses toiles, Falaki essaye de retracer cette histoire qui perpétue nos coutumes et traditions,  une sorte de retour aux sources. Un rappel pour ceux qui ont tendance à oublier leurs véritables racines. Un témoignage pour l’histoire : sur des traditions vestimentaires, culinaires, humaines… mais aussi sur tout ce qui s’en dégage comme beauté et authenticité.

L’œuvre de ce Doukkali a connu un total revirement. Une maturité professionnelle s’installe dans son travail, se reflète dans le choix de nouvelles teintes et surtout à travers la force d’une touche, plus sûre que jamais.

Depuis ses débuts, Falaki nous a habitués à l’introduction continue de nouvelles recherches dans son dessin. Un dessin qui a tendance à disparaitre sous la matière, sans pour autant échapper aux règles de la perspective, à l’équilibre de masse et à la contrainte.

Les toiles qui n’étaient jadis, que délire de couleurs, force de teintes et feux d’artifice, d’une nature fraichement née, ont vu comme par enchantement la disparition presque totale de certaines couleurs naguère de prédilection.

Les couleurs actuelles sont adoucies, atténuées, voire totalement remplacées par des couleurs mauves ou plus pastel.

Toutes ces années de peinture ont abouti à une belle expression d’un artiste authentique à la personnalité très marquée. Et malgré son évidente expérience, il demeure, profondément habité par sa passion qui veut avant tout, communiquer et tracer un sillon pictural avec le souci constant de respecter la nature

« La quête de la perfection est la chose qui me stimule et me donne le punch nécessaire pour continuer.

Et pour que je puisse maîtriser une lumière, une forme, un fond, une multitude de couleurs, et faire en sorte qu’elles paraissent en grande harmonie entre elles, une connaissance approfondie en la matière m’est nécessaire… elle s’impose.

Le progrès de tout artiste dépend de sa grande capacité de travail et de sa patience (passion), seuls atouts capables de lui donner cette envie de reprendre une même chose plusieurs fois de suite, sans jamais se lasser ni se décourager, jusqu’à ce qu’il aboutisse aux résultats escomptés. Chaque détail compte sur une toile, chaque maillon revêt toute son importance. »

Peintre autodidacte, il s’attache à représenter les souvenirs de son enfance et à se nourrir de la beauté attachante de sa région natale. Et si les paysages et les paysans sont les sujets majeurs de ses tableaux, c’est que sa vision est une incitation à un retour aux sources et à une réconciliation avec notre milieu naturel. Falaki nous restitue la beauté de nos souks, de nos rues, des hommes, des femmes dans leurs meilleurs apparats et dans toute leur splendeur

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