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Le gardien Ezzoumi -G-et Barny -D- avec le président Abdelatif Al Mouktarid -C-

La quasi-totalité des clubs «professionnels» du football marocain souffrent d’une gouvernance approximative voire chaotique. Trésorerie dans le rouge, endettement explosif, absence de plan de financement, dépenses non budgétisées…tels sont les maux d’une gestion financière qui a conduit, aujourd’hui, plusieurs clubs à une situation de quasi-faillite.

Comment en est-on arrivé là ?

Recrutements démesurés

Rares sont les clubs qui mettent en place un budget prévisionnel au début de chaque année. Nos dirigeants naviguent à vue, recrutent des joueurs à tour de bras, distribuent des salaires et primes hors normes, s’offrent un train de vie largement supérieur aux moyens de leur club et quand ils coulent le navire, ils se retirent en toute quiétude !

Au DHJ, les joueurs ont menacé de faire grève la semaine dernière pour  retard desdhj.m

Le  sénégalais Niang  (une réelle catastrophe pour la trésorerie du DHJ) et l’ex-présient Kabil

salaires. Des dizaines de joueurs ont été recrutés sans avoir jamais joué, d’autres ne semblent avoir la moindre chance de le faire un jour. Des solutions à l’amiable  sont cherchés avec ces joueurs pour mettre un terme à leurs contrats…Mais cela à un prix et la trésorerie du club a ses limites…

Les exemples sont légions, à commencer par les clubs supposés être locomotives. Les trois dernières saisons, le Raja et le Wydad se sont lancés dans une course effrénée au recrutement de stars à des montants hallucinants. Du côté des rouges, Kamal Chafni (9 MDH) et Abdelilah Bahri (8 MDH), n’ont pas cumulé à eux deux 90 minutes de jeu ! Quant aux verts, le cas de Jahouh est le plus parlant car il a coûté la bagatelle de 8,5 MDH avec un échec cuisant en termes de retour sur investissement. Les trois joueurs ont été ensuite bradés avec pour conséquence, des pertes financières énormes. Les cas de ce genre sont légion et sans fin. On peut, en effet, citer les joueurs recrutés pour 2 MDH à chaque saison et qui, finalement ne passent que quelques semaines dans leur nouveau club. Tant pis, si cela plombe les trésoreries de leurs équipes pour cause de rupture de contrat, à l’amiable ou non.

Dirigeants inexpérimentés

Certains dirigeants, préférant la vox populi, cherchent à plaire par tous les moyens. COMITE.DHJ

Toujours sous l’re Kabil, l’entraîneur égyptien Hassan Shehata qui fut engagé  à un prix faramineux pour la trésorerie du club. Le club n’a jamais réussi à lui payer son du  à temps. Il a fini pr jeter l’éponge et rentrer chez lui

Au lieu de chercher de nouvelles sources de financement pour le développement de leur club, ils renflouent les caisses à coups de millions de dirhams sans transparence sur l’origine des fonds et font tout pour gagner un titre dès leur avènement, histoire de soigner leur notoriété. Ensuite, ils se retirent sans se soucier des difficultés financières générées du fait de leurs engagements financiers pris à tort et à travers. Les cas de Marouane Bennani du MAS, de Abou Khadija, du CODM, d’Abdelilah Akram du WAC et de Mohamed Boudrika du Raja sont les plus médiatisés car ayant fait l’objet de péripéties douloureuses.

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Le DHJ des années 70-80 (le Dream Team?).  Au temps où un meilleur football était offert, sans  folies financières

Aujourd’hui, ces clubs traînent toujours des casseroles au niveau de la FRMF, de la FIFA et même au niveau du TAS (cas du joueur tunisien El Messoudi contre le Raja). Même des clubs sans grand appétit vis-à-vis des titres se trouvent aujourd’hui surendettés suite à un surenchérissement des prix des transferts causé par un engouement général à l’achat de joueurs. Curieusement ce marché de plusieurs milliards échappe à tout contrôle et méprise le mot transparence. Les contrats de joueurs sont ainsi un secret de Polichinelle dont le seul président détient les codes ! L’injustifiable silence de la FRMF depuis des années n’a fait qu’exacerber la situation.

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