Par Driss Tahi

En tout cas rien n’a empêché Mina El Azhar de danser de joie, de se distinguer, de briller, et même de rêver devant le succès réalisé ce soir au palais de la municipalité d’Azemmour. Bien au contraire, tout semble lui réussir devant un auditoire impressionnant, et inhabituel dans de pareilles circonstances.

On a jamais vu autant de monde, et du beau monde s’il vous plaît ; intellectuels, artistes, journalistes, responsables administratifs et élus, pour la présentation d’un recueil de poésie, concernant une poétesse qui publie pour la première fois. Elle s’est faite discrète jusqu’ici, et durant longtemps, se contentant de lancer de temps à autre, tel des ballons de sondage, quelques uns de ses poèmes sur sa page Facebook.

Par ailleurs tous les intervenants de cette soirée semblent connaître la poétesse et sa poésie. Abdehamid Chakib qui a préfacé le recueil, et a dirigé la rencontre, Abdelfattah Al Fakid, Alout , ont à leur tour lu à l’occasion, certains de ses vers, en donnant chacun de son côté une brève analyse, ou plutôt une lecture sommaire , mettant en exergue l’attachement manifeste de cette dernière à son entourage, à ses origines, à sa ville, et à ses symboles historiques, et spirituels.

Le recueil comprend près de soixante dix pages. On peut y lire l’enfance de Mina El Azhar, les souvenirs, l’amour dans sa noble expression, et l’empreinte des lieux qui marquèrent la partie d’une vie qui est la sienne, qui malgré sa douceur dans un environnement familiale exemplaire , dans une ville calme ,et un entourage affectueux, ou elle continue d’évoluer, fut néanmoins marquée par des soubresauts, et certaines douleurs morales , le tout subtilement décrit , et de façon littéraire, et avec des mots et un vocable bien choisis .

في الذاكرة وشم

حلمي

مكدس داخلي

منسرب من روحي

حاضر كومض الضوء

ناعم كالحرير

دافئ كحضن أمي…

لكن

في الأفق

غيمة تمنعني من الرقص

Dans un style simple, mais assez porteur d’images poétiques, et de significations profondes, que le lecteur déniche au travers des pages, et au gré de la lecture.

Un recueil à priori, dédié à son père. Un recueil modeste quant à sa conception, le nombre et la qualité de son impression, et sa présentation.

Le contenu regroupe des poèmes qui auraient pu être publiés il ya déjà longtemps, selon le zadjal qui a pris la parole pour un témoignage, couvrant d’éloges la poétesse, et d’ajouter que Mina El Azhar qui fût son élève, douée elle fit très jeune preuve d’un penchant pour la littérature, et pour la poésie.

Son recueil aujourd’hui est le fruit d’une longue période de gestation, comme si elle avait hésité de rendre public ses compositions. La peur peut-être d’affronter les critiques, durant une période où elle jugeait bon de limiter cela à ses proches et à ses amis. En tout cas mieux vaut tard que jamais.

Mina cultive depuis son enfance dans son jardin secret des fleurs « Azhar  » arrosés avec ses rêves d’enfance, ses ambitions de jeune fille, et l’inspiration qu’elle tire comme un charme de tous les symboles qui l’entourent, Oum Er Rabii, Lalla Aïcha Bahria, Haouzia , la kasbah, les murailles de la ville et toute l’histoire dont ils furent témoins, pour nous émerveiller à travers des images poétiques ,et des métaphores d’une finesse digne de la ville mythique, ville de tous les rêves: Azemmour.

Aussi, on est enclin à penser que le nuage qui empêche Mina de danser, n’est qu’un prétendant parmi tant de jaloux qui rêvent d’une cavalière aussi sensible et talentueuse.

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