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EL JADIDA SCOOP

Un pseudo-festival, qui a réussi à atteindre sa 7ème édition, grâce à l’argent du contribuable, et qui  se déroule, du moins, lors de ses dernières éditions dans des lieux privés, revêt-il encore les caractéristiques d’un festival ?

S’en était le cas lors de la 6ème édition qui a eu lieu au  restaurant « la portugaise », à la Cité du même nom et cette édition au complexe résidentiel « Ola Blanca » (Sidi Rahal – Casablanca) lors de la 7ème.

Que fait un festival, subventionné par la province d’El-Jadida à …Sidi Rahal ?

Pourquoi à mesure que le gouverneur Mouâd Jamiî, s’approche de l’heure de son départ inéluctable d’El-Jadida, « son » festival semble plier bagage des doukkala, pour l’accompagner dans ses prochains « périples » ?

Qu’en serait le sort de Jawhara, Malhounyates, Andaloussyates, Orchestre philharmonique, Festival du faucon, Forum de la Mer…une fois que Mouâd aura plié bagage ?

Des festivals qu’il a sorti à son arrivée, comme un magicien sort des lapins de son chapeau, sans se concerter avec personne. Et aujourd’hui, à la veille de son inéluctable départ, quelle en est le réel apport ?

Gandhi avait dit : «  ce que vous faites pour moi, sans moi… vous le faites contre moi.»

Il y a six ans, M. Mouâd Jamiî avait annoncé en marge de la 1ère édition de ce festival, que le but derrière l’organisation de cet événement, est de mettre en avant l’art du Malhoune et à l’enrichir à travers de  nouvelles rencontres entre cet art, les musiques du Maroc et une ouverture sur les musiques du monde.

L’objectif majeur était,selon M.le gouverneur  de porter cette couleur musicale, dans toutes les régions du royaume, jusqu’aux cœurs des foyers.

Or pour atteindre ce cœur des foyers,  a-t-on besoin de choisir pour l’organisation de ce festival, des  lieux privés et  hermétiquement fermés, à l’instar du complexe résidentiel de Sidi Rahal, Ola Blaca pour cette année et restaurant La Portugaise l’année d’avant ?

Malheureux d’en arriver là, car  selon M.Mouäd Jamiî, une telle occasion, devait représenter une occasion d’ouverture sur l’Autre, sur les cultures, comme les villes qui les abritaient avant (El-Jadida et Azemmour). Des villes marquées d’ailleurs, par leur histoire et qui ont accueilli les civilisations Arabe, Berbère, Portugaise, Andalouse, Turque et Africaine.

Et ce n’est pas en allant se cloîtrer entre amis et proches, dans ce qui se rapproche plus d’une « Qsara légalisée » que d’un quelconque festival…culturel, que  cette couleur musicale sera sauvée de l’oubli et qu’une tradition ancestrale  serait maintenue en vie.

Le Malhoune  est avant tout, un art de création Populaire et ce n’est pas de cette manière  élitiste et snob, que l’on mettra un terme à sa tendance à se perdre.

Le Malhoune et au-delà d’un « simple » Art,  a été à l’origine de la création d’un vaste mouvement intellectuel fondé sur la liberté de la pensée. C’est  une philosophie, un Mouvement, une façon de penser et d’être et c’est le seul art traditionnel commun à Tous les Marocains.

Et s’il est relégué aujourd’hui au rang de curiosité du passé, ce n’est pas avec un tel comportement  et une telle vision, qu’il vivra un éventuel retour en grâce.

Et si M. Mouâd Jamiî a été tout simplement mal conseillé, par les « Msammer Al Mayda » qui l’entourait depuis son arrivée et qui pullulent dans cette taverne des renards, dite la province d’El-Jadida  ?

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