Au Maroc, les pharmacies sont…sans pharmaciens!

D’après un journal arabophone et afin de faire des économies, les pharmaciens professionnels « engagent des assistants dont la formation ne dépasse pas le niveau primaire ou collégial ». Une nouvelle tendance « inquiétante qui met en danger la santé du consommateur ».

pharmacie

Mis à part le fait qu’il s’occupe de la caisse, le pharmacien adjoint est le premier contact visuel du patient. Il assure la dispensation et le bon usage du médicament, propose au patient un suivi pharmaceutique et garantit en toute circonstance un bon accès au médicament en gérant les achats, les stocks et la bonne conservation des médicaments.  Mais comment ces personnes non qualifiées et sans diplôme deviennent-elles des pharmaciens adjoints? Selon l’enquête du quotidien arabophone, la majorité des pharmacies visitées étaient vides « les pharmaciens ne respectent pas leurs horaires d’ouverture et laissent à la disposition des consommateurs des personnes non qualifiées dont le but principal est de remplir les caisses. Toutes les méthodes sont bonnes pour convaincre le consommateur d’acheter plus de médicaments et de suivre plus de cures ».

Ces assistants sont majoritairement des agents d’entretien et des personnes dont le niveau d’études est limité au primaire ou au collège, précise cette même source qui ajoute que « cette organisation illégale représente un réel danger pour la santé du consommateur car ces faux assistants proposent des médicaments sans ordonnance et rajoutent parfois des doses sans s’alarmer des conséquences ».

Les « pseudo-assistants » indiquent qu’ils vivent dans des « conditions précaires ». Concernant leurs salaires, la majorité a déclaré qu’elle ne touchait pas le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et que leurs revenus se limitaient entre 1.300 et 2.000 dirhams pour un total de 50 heures par semaine.

Les employeurs pharmaciens frauduleux règlent les salaires en liquide et n’enregistrent pas leurs employés à la sécurité sociale (CNSS).

Les victimes de cet abus ont confessé  ne pas réclamer de meilleures conditions de travail de peur de se voir remercié à tout moment.

« Ces personnes qui revêtent le tablier de pharmaciens adjoints ont été la cause de plusieurs complications concernant la santé des consommateurs », note enfin le quotidien arabophone.

Pour rappel, un mari s’est récemment vu octroyer un médicament pour calmer les contractions de sa femme enceinte. Prise de douleurs après avoir ingurgité le médicament prescrit, des effets secondaires sur la grossesse de la dame se sont produits et elle a perdu son bébé.

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