Assemblée générale ordinaire de la FRMSA ce samedi à Casablanca Le président Jalil Nekmouche sur la sellette !

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Par: Azzeddine Hnyen

Sur décision de son comité directeur, lors de sa réunion à Rabat le 25 mars 2015 et en approbation de ses statuts, la Fédération Royale Marocaine des Sports Automobile (FRMSA) tiendra son assemblée générale ordinaire ce samedi 11 avril à Casablanca dans un hôtel à Sidi Belyout. A l’ordre du jour figurent la vérification des pouvoirs, l’approbation du PV de la précédente A.G.E, la présentation des rapports moral et financier ainsi que leur approbation, élection du tiers sortant et l’adoption de la prochaine A.G.E pour la mise en conformité des statuts de la fédération avec la nouvelle loi du sport 30/09.

Cette assemblée, devant se dérouler, normalement, au mois de décembre dernier ; mais reportée, unilatéralement, par le président, promet d’agréables surprises pour les observateurs et bien de changements pointent à l’horizon. Le comité directeur, en présence des présidents des clubs affiliés à la FRMSA, avait décidé, dans sa réunion du 25 mars 2015, de « retirer officiellement à partir de cette date, sa confiance au président Jalil Nekmouche, au vu de ses actions non statuaires et unilatérales, de ses propos insultants envers des membres de la fédé, d’être associé, avec deux autres personnes, avec le promoteur de Marrakech Grand Prix (avec document à l’appui) dans une société d’affichage publicitaire du circuit de Marrakech et des menaces proférées à l’encontre des membres fédéraux ». De ce fait, le comité directeur a considéré que «  toute décision, écrit ou action au nom de la Fédération émanant du président, unilatéralement et sans l’aval express du comité directeur, comme le stipulent les statuts, est nul et non avenu et n’engage que lui- même » comme il a accordé au secrétaire général tous les pouvoirs de représentativité de la FRMSA auprès des autres instances. C’est dire que le président a été démis de ses fonctions « présidentielles ». Un écrit de ces grandes décisions a été adressé au ministère de tutelle, à la FIA et au cabinet royal.

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Le point de discorde, ayant fait déborder la goutte d’eau, aura été l’épreuve « Marrakech Grand Prix ». Dans tous ses états, le secrétaire général de la FRMSA, Jamal Zakari, ne mâche pas ses mots. « Le comité directeur était étonné et déçu, à la fois, suite à l’inscription non réglementaire de cette épreuve qui, je le signale, est privée et qui bénéficie, annuellement, d’une subvention de l’Etat de 2,4 millions de dirhams sans que notre institution en tire le sou. Cette subvention est versée à notre fédé ; mais qui va au promoteur. Lequel promoteur tire bénéfice de la publicité de ce circuit. Or, ce sont des deniers publics dont doivent tirer profit les citoyens en accédant gratuitement au circuit. D’autant plus, et ce qui est très grave, il se trouve que notre président est associé avec ce type et deux autres personnes dans la société de publicité commercialisant cet événement. D’où son refus de faire bénéficier à notre fédé sa part qui lui revient légitimement et légalement. Surtout si l’on sait qu’elle tourne sans aucune subvention du ministère de tutelle depuis 5 ans. Ce qui est contraire aux règlements de la FIA. Selon lui, le comité directeur avait avisé la FIA de « n’inscrire sous aucun prétexte » l’épreuve tant que la FRMSA n’a pas obtenu du promoteur du circuit les garanties financières ainsi que le règlement des droits d’organisation de ce grand prix. Le montant, devant revenir à la fédé selon la FIA, peut prétendre jusqu’à 2 fois la valeur de l’inscription FIA de 168.000 euros. Soit 336.000 euros ainsi que l’intégralité de la gestion autonome du volet sportif en ne laissant au promoteur que le côté commercial. De ce fait, le comité directeur avait demandé à la société, s’occupant de ce grand circuit international, 300.000 DH, la gratuité du plateau marocain, la couverture des frais du volet sportif des concurrents et des commissaires ainsi qu’une caution de garantie jusqu’à la satisfaction des clauses de la convention de partenariat engageant la fédé avec le ministère de tutelle. Mais le promoteur et le président de la fédération, comme en témoignent leurs correspondances, un niet catégorique. « Ahurissant ! » estime notre interlocuteur. Et pour cause ? « Le président tire profit direct, lui aussi, de « ce gâteau de cerise » via cette société d’affichage publicitaire.

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Cette situation de discorde s’est aggravée, selon Jamal Zakari, « avec l’ingérence illégale et irrégulière du secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports qui n’a trouvé de mieux que d’adresser, de sa propre initiative et sans aucune consultation des membres fédéraux, une correspondance, datée du 01 avril 2015, à la FIA dans laquelle il l’informe que le ministère de la Jeunesse et des Sports prévoit l’instauration d’un comité provisoire que sera chargée de la gestion directe des affaires de notre fédé ». Mais la FIA, dans sa réaction, a été ferme et tranchante en rejetant l’idée d’une commission provisoire et en ne reconnaissant que la fédération comme interlocutrice légale.

Toujours dans « cette optique de redressement d’une gestion unilatérale imposée par des intérêts particuliers » une lettre ouverte a été adressée au ministre de tutelle. Dans cette lettre, le secrétaire général, à qui ont été dévolus les pouvoirs, appelle le ministre à « intervenir pour assister la fédération pour l’application et la défense de notre Pouvoir Sportif ».

La lettre dénonce le non- respect des clauses de la convention entre le ministère et la FRMSA. Ainsi, « lors de la rédaction de la convention avec le dit promoteur, par vos services, aucune formation préalable n’a été dispensée à nos représentants(…) Mieux encore cette convention à été signée de manière non statutaire car nos textes en vigueur définissent bien l’obligation de prendre le Comité Directeur en partie prenante et donc signataire lorsqu’il s’agit d’intérêts supérieurs du sport (article 24 alinéa 8). Pire encore cette convention à été signée par Mr Abdane qui se prétendait à l’époque « Président par intérim » ; fonction inexistante dans nos textes légaux puisqu’en cas de démission ou de décès d’un président en exercice le président délégué dispose de 30 jours maximum pour provoquer l’assemblée générale. Vos services ont collaborés, depuis lors pendant de longues années, avec un bureau fantôme non statutaire car non déposé auprès des autorités compétentes

Relatant le circuit de Marrakech, le S.D a estimé que « Chaque année, le Marrakech Grand Prix est subventionné à hauteur d’un minimum de deux millions d’euros par le contribuable Marocain. Or le coût devisé de la construction d’un circuit permanent n’est que d’un Million deux cent mille euros. Par ailleurs, selon les déclarations enregistrées de Monsieur Stoker Vice-président de la FIA lors de la Conférence Mena à Koweït City, nos droits d’organisation pourraient atteindre un maximum de 334000 euros annuellement pour cette seule épreuve. Ce déficit n’a que trop duré. Nos officiels et pilotes sont malmenés lors de ce grand prix et notre développement entravé par cette ponction budgétaire pour un événement éphémère de trois jours qui ne laisse qu’un déficit, chaque année, à notre ASN (Association sportive Nationale). La lettre a dénoncé, enfin, le comportement inouï du Secrétaire général du ministère qui avait agi sans aucune assise juridique en voulant appliquer la loi 30/09 alors que « la dite loi 30/09, publiée au bulletin officiel n:6140 du 04 avril 2013 , n’a jamais été validée par notre Comité Directeur Officiel et qu’à ce jour les statuts en vigueur, régissant officiellement notre Fédération, sont seuls ceux déposés auprès de notre Ministère de l’Intérieur ainsi qu’auprès de vos services compétents ».

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