Après sa cuisante défaite à domicile face au DHJ ( 2- 4)… Quelle mouche a piqué Aziz Amri ?

Par Azzedine Hnyen      hnyen55

Après sa cinglante déroute, à domicile, face aux Jdidis  ( 2- 4), le coach militaire, Aziz Amri, a  fait une déclaration, à l’issue de la fin du match pour la moins insolente, insolite, arrogante et indigne d’un technicien qui se respecte et qui respecte sa profession.

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Aziz AMRI

Le coach militaire, pour justifier son échec, a déclaré aux médias que le DHJ n’avait pu marquer que sur balles arrêtées et que les buts marqués n’étaient d’aucune belle facture technique ( sic).

Pris certainement à chaud, il n’a pas trouvé, à coup sûr, les mots justes pour avouer, d’une part, que son adversaire du soir était hautement supérieur, physiquement et techniquement, à ses poulains, et que d’autre part, le DHJ, dans toutes ses lignes, est une grande équipe avec qui il faut compter, sérieusement, cette année.

Cette déclaration, si elle n’a pas fait rire, elle a étonné tous les commentateurs et les techniciens marocains l’ayant entendue. Certains sont allés jusqu’à le prendre à partie.

Aziz Amri, en agissant ainsi, a montré son véritable niveau en tant qu’entraîneur national. Un niveau qui ne l’honore  point. A part son passage au Moghreb de Tétouan, où il a glané ses uniques  titres nationaux, qu’est- ce qu’il a réussi, durant toute sa carrière de 30 ans en tant que technicien, avec les équipes qu’il avait entraînées ? Au contraire, il avait été, constamment, limogé de son poste pour mauvais résultats. Avec cette même équipe qu’il dirige actuellement. Même avec le MAT, on ne pourrait lui attribuer le mérite de lui avoir inculqué un système de jeu qui a fait de cette équipe l’une des plus redoutables du Royaume. Rappelons qu’Aziz Amri avait hérité d’une équipe espoirs après que leurs aînés, les séniors, aient fait une grève pour réclamer leurs dus. Accaparés et étant incapables de régler la totalité de leurs dettes, les dirigeants tétouanais eurent le courage de lancer l’équipe B encore auréolée de son titre de champion du Maroc. L’équipe est arrivée avec son système de jeu qui l’a distinguée et a fait d’elle l’une des plus grandes équipes nationales.

Amri avait hérité, donc, de ce système et a suivi le cours des événements. Mais une fois que des joueurs avaient quitté le groupe, il a perdu, subitement, son flegme. D’où son  départ précipité.

Ainsi, et pour l’avisé, Aziz Amri n’aurait rien créé. Il est passé, ensuite, au Chabab de Hoceima, où il n’a pas été reconduit, et l’Olympique de Safi où il a été congédié. Voilà ce qui est, réellement, le coach militaire.

En revoyant les séquences du match ASFAR- DHJ, on s’apercevra que les buts jdidis étaient, tous, de très haute facture. Même ceux obtenus suite à des coups francs. Et encore ! Les buts n’ont pas été accidentels ou dus au hasard. Au contraire, on voit qu’il y avait une sérieuse et profonde préparation arithmétique type d’exercices. Le 3ème but, par contre, un chef d’œuvre. Le 4ème,  non plus, n’a pas été le fruit du hasard.

La sortie d’Amri n’a pas lieu d’être. Il a voulu minimiser la victoire des Jdidis fort méritée. Il aurait du reconnaître qu’il avait mal préparé son équipe à ce choc. Les joueurs militaires n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes. Pire encore ! Ses joueurs n’ont fait que suivre des yeux le ballon. Est-ce un manque d’une condition physique adéquate ? Sûrement pas. On ne pourrait taxer ses prédécesseurs d’incapables. Laziz à bien fait un joli parcours en fin de saison, l’année dernière.

Amri a intérêt à être réaliste et non à imposer un jeu qui n’est pas le sien. Ses joueurs ne sont pas des invalides. Au contraire, c’est à lui d’être plus souple et de s’adapter à leurs potentialités techniques.

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