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 Par: Driss Tahi

On s’attendait à une fête de « tarab andaloussi », digne de cette appellation lourde de sens historique et culturel, dans une ambiance typiquement et authentiquement andalouse. Et on s’est vu servir, surtout à la soirée de clôture du festival, un modeste programme de variétés, loin des prétentions et des promesses avancées par les organisateurs lors de la conférence de presse tenue le 29 Novembre à …Casablanca.

Une déception pour beaucoup de gens ,pour un public d’amateurs et de mélomanes, dont certains m’ont confié leur étonnement, comme ce couple de casablancais : »une mauvaise surprise face à cette pâle prestation, dans un festival ayant plusieurs années d’existence, et d’expérience ,et malgré d’importants moyens humains et financiers mis à sa disposition par un bouquet de sponsors de gros calibres , comme l’OCP, TAQA … ».andalus 1

Les représentations, à l’instar de celle de l’ouverture au théâtre Mohamed V et celles du Megarama, avaient connu un succès relatif grâce à la troupe espagnole de Flamenco et l’orchestre de musique Gharnati d’Oran et celui du Malouf quairaouane Tunisie

Le médiocre fut gardé pour la fin, où le chamboulement dû au désistement du fameux et tant attendu par le public Abderrahim Souiri avait plus que surpris.

On parle d’un désaccord de dernière minute avec ce dernier sur le montant du cachet ,ce qui accula les organisateurs à colmater la brèche par l’ombre de la mythique formation des Nas Al Ghiwane, qui n’était pas prévue ,et dont le seul rescapé Omar Sayed encore plus ou moins présent, était presque aphone ce soir, arrivé et reparti soutenu en plus de sa canne par deux personnes.

Et hormis le fait que la salle ait chaleureusement applaudi et scandé les chansons de Nass Al Ghiwane, le goût de la déception avait marqué les esprits , ce qui conviendrait à dire que le spectacle ne valait pas le déplacement.

L’objectif qui est la sauvegarde d’une musique qui va chercher ses racines dans le glorieux passé Arabo Musulman ,et qui fait depuis longtemps partie du patrimoine culturel du Maroc, et sa transmission aux générations futures semblent difficiles à réaliser avec le manque d’attention à l’égard d’un large public de connaisseurs et d’amoureux de cette musique , sans parler de l’absence remarquée et tue des jeunes à toutes ces soirées et durant les quatre jours de ce festival, ce qui suscite des points d’interrogations .

Comment peut on assurer une longévité aux musiques andalouses sans les faire aimer par les jeunes ?

Un problème qui doit en principe causer des insomnies aux responsables.

Il est à signaler, que la moitié des places dans la salle étaient réservée aux sponsors.

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