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Par : Abdellah HANBALI

Comme tout enfant à l’école, Amina El Amaoui s’est mise à peindre pour s’initier à cet art et surtout, s’offrir du bon temps avec ses camarades de classe. Sauf qu’au fil du temps, le hobby du début, s’est avéré être un mielleux piège, qui l’a totalement  happée, au point d’en chambouler totalement le quotidien de cette femme au foyer,  et d’en devenir l’une de ses principales raisons de vivre.

Artiste réservée et un brin timide, Hind El Amaoui allait  découvrir dans la peinture une certaine marge de liberté et un nouveau support pour s’exprimer et extérioriser tout un volet de sa personnalité, resté jusqu’ici, voilé, tu, et qu’elle avait parfois du mal à communiquer  autrement, qu’a travers l’art…

Amina El Amaoui est de cette catégorie de peintres qui sont mus par la passion et dotés d’une grande capacité du travail et de patience. Ces valeurs les poussent à reprendre l’œuvre, plusieurs fois, sans jamais se lasser ni se décourager, jusqu’à atteindre enfin l’aboutissement final. Et c’est cette passion, cette persévérance, ce talent et cette quête de nouveautés, qui finissent par leur valoir la reconnaissance du public.

Et à l’occasion de la Journée Nationale de la Femme Marocaine,  l’artiste peintre Hind El Amaoui expose au Mazagan Beacg Resort du 08 au 22 octobre sous le thème : « Hommage à la Femme Marocaine ».

Et ce sont pas moins de 40 toiles représentants la femme marocaine dans tous ses états, qui sont exposés au public. Une peinture qui se revendique plutôt du cubisme, mais qui parvient aussi à introduire avec subtilité, la technique du collage.

40 toiles qui représentent des femmes absorbées dans leurs diverses activités quotidiennes, qu’on dirait des instantanées prises sur le vif.

«Dans mes œuvres, je cherche dans l’acte de peindre, ce geste « spontané » qui serait un prolongement de ma pensée, comme si l’expression de mon questionnement devait passer par le corps, mon corps. Il y a une certaine osmose, une certaine symbiose entre ma toile et moi. C’est une agréable symphonie interactive et dont je reste consciente tout au long de sa composition. Spontanéité qui ne signifie nullement improvisation, mais superposition logique de couches, de touches et de couleurs chargées de sincères émotions. C’est un ensemble que j’étudie avant de commencer ma toile. Chacune doit respecter les priorités qui sont les siennes et chacune doit trouver la place et les couleurs qui lui conviennent

Le résultat final est un mélange d’interprétations, de rêve et de nostalgie. Chaque toile devient l’expression de tous mes états d’âme et de mes rencontres fortuites. La finalité est de parvenir à cerner mon idée, pour la tenir et être en mesure de la présenter de la plus belle des manières.»

Et c’est ainsi qu’on le public se retrouve avec 40 toiles de femmes prenant le temps et le plaisir de vivre, au bord d’un lac ou se réveillant un matin à la campagne, ou jouant des instruments de musique traditionnelle, encore savourant des fruits, lisant un livre ou un journal, achetant dans un souk ou encore vendant des cigarettes au détail, dans des tenues traditionnelles marocaines, comme sur cette toile intitulée «Vive le Maroc» montrant deux femmes vêtues de beaux kaftans et chacune sur un cheval, « Mon tableau préféré » nous confia l’artiste.

Nous sommes donc en face d’une artiste authentique à la personnalité très marquée et qui est parvenue avec brio à doter ses toiles d’une splendide lumière et d’en offrir à chacune, une vitalité, un langage, une qualité de la matière et une sureté de la touche. Une particularité qui  distingue ses œuvres et capte l’attention partout où elle expose. Le savant dosage des couleurs, la maitrise des lumières, des formes, des fonds, parviennent à créer une magnifique harmonie, que seul un travail acharné et de longue haleine,  doublé d’un talent hors pair sont capables d’engendrer

Ce sont là quelques caractéristiques de ses toiles qui témoignent, si besoin est, du long et périlleux chemin qu’Amina El Amaoui a du parcourir et qui expliquent en grande partie, le pourquoi  de toute cette sensibilité et de cet égard naturel qu’elle parvient à déposer sur chacune de ses toiles.

Biographie :

Hind El Amaoui est la fille du colonel des FAR, El Amaoui El Maati, premier marocain à avoir hissé le drapeau au poste de Tah, lors de la marche verte, le 6 Novembre 1975.

Autodidacte, la jeune artiste a commencé à peindre à l’age de 6 ans et a fait sa première exposition à 14 ans au Maroc. Après des études de littérature française, elle c’est installée deux ans en Italie ou elle a intégrer une association d’art.

Depuis ses 18 ans elle travaille avec différents artistes peintres professionnels. Ses œuvres ont été exposés au Maroc , en Italie et en Chine. Elle vit et travaille actuellement entre Rabat et Marrakech.

Après ses études, elle s’est installée pendant deux ans à Pomezia, Italie, où elle a intégré une association d’art (le Pleiadi). A l’âge de 18 ans, elle travaille déjà au même atelier avec des artistes peintres professionnels. Depuis, elle s’est instruite elle-même en suivant des cours d’histoire de l’art, après quoi elle a monté des expositions personnelles et collectives  à travers le Maroc, l’Italie et la Chine.  Précoce, elle a trouvé son style, orienté vers le cubisme, inspiré du grand artiste Pablo Picasso.

Plus tard, elle retourne au pays, se déplace entre Rabat et Marrakech où elle vit et travaille actuellement.

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