Il était une fois, à 17km de la ville d’El Jadida, un petit paradis des plus merveilleux appelé Aïn Srahna, qui tire son nom d’une vraie source dont les eaux aussi limpides que revigorantes jaillissaient en flots intarissables à même les gigantesques rôches qui l’abritaient. Ses eaux qui servaient à étancher la soif de la population environnante et de son bétail, terminait son cheminement en une multitude de ruisseaux qui serpentaient la forêt aux gigantesques et différents arbres, avant de se déverser dans la mer du Cap.
C’était bien à l’abri et aux pieds de la colossale falaise du Cap Blanc que se tapissait ce lieu de rêve, où la nature semble s’être figée depuis des siècles.
Tout en ce lieu sentait la magie, le mystère, l’envoûtement, l’enchantement et surtout le sentiment de se sentir en pleine aventure dans les dédales d’une petite jungle inextricable, où la majorité des arbres qui la peuplaient étaient aussi gigantesque que peu coutumiers dans toute la province.
On pouvait avancer sans crainte d’être contredit, que cette forêt vierge, avec ses différentes essences, ses oiseaux de toutes les espèces et l’abondance de son gibier ne pouvait être rien d’autre que l’ultime témoin qui confirmait ce que disaient les anciens prospecteurs et historiens, en nous rapportant que le tout Doukkala représentait autrefois une gigantesque forêt où abondait toutes sortes d’animaux sauvages, et des gibiers de toutes les espèces.
Fort malheureusement, c’est sans le moindre état d’âme que ce petit paradis terrestre, véritable réservoir de l’histoire aussi bien humaine que naturelle de la région du Grand Doukkala, a été sacrifié sur l’autel de l’industrialisation et du développement dès le début des années 80.
L’annonce du port de Jorf Lasfar s’était faite entendre avec toutes ses promesses…et les faucheuses avaient fait le reste, en donnant le dernier coup de grâce à cette entité forestière rescapée d’un passé très lointain.
C’est ainsi qu’avait pris fin l’histoire d’une certaine Aïn Srahna que même les jeunes des alentours n’en connaissent rien aujourd’hui. Un véritable drame écologique, dont les épisodes se sont ensevelis à jamais dans les profondeurs des oubliettes emportant avec eux leurs grandeurs, leurs secrets, leurs légendes et les souvenirs de tous ceux qui s’étaient imprégnés de cet environnement et de sa source elixir.
CHAHID AHMED

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