Achoura Au Temps Du Covid. Les Nouveaux Défis À Relever.

On est en plein dans la fête d’Achoura, dont la clôture est prévue pour ce soir.

Or qui dit Achoura et fête, dit aussi agglutinement  des gens.

Certes, Achoura tient une place importante et bien particulière parmi nos fêtes religieuses, et est synonyme de retrouvailles et de regroupements familiaux. Elle est aussi synonyme de virées pour l’achat de fruits secs et divers jouets pour les enfants, dans des souks bondés….

Mais c’est aussi une fête qui peut vite déraper et virer au cauchemar à plusieurs niveaux.

Des défis sont donc  à relever,  dans la mesure où  rassemblements festifs et contexte de pandémie ne font pas bon ménage.

On n’a qu’à se remémorer  l’Aïd el Adha pour en tirer les leçons qui s’imposent.

 Comme toutes les villes du pays, El jadida est aussi en état d’alerte en raison de la recrudescence des cas de contamination par la Covid19 et par l’énorme affluence qu’elle a connue  ces derniers jours.

Mais cet état d’alerte ne semble pas inquiéter bon nombre de jeunes et moins jeunes et d’enfants qui se sont agglomérés dans les marchés et les quartiers populaires pour s’approvisionner  en explosifs de tous genres, ainsi que de matériels pour en fabriquer d’autres d’une manière artisanale, tels que l’acide, le carbone, les morceaux d’aluminium et autres matières dangereuses. ..

D’autres se rassemblent dans les ruelles avec leurs taârej et leurs tambourins sans distanciation aucune ni mesures barrières, se préparant à fêter l’Achoura comme si les circonstances s’y prêtent.

Si auparavant cette journée de l’Achoura était une occasion pour célébrer des rites et des coutumes ancrés dans notre identité,  ce n’est plus le cas aujourd’hui où elle est devenue le théâtre de dérives plus ou moins graves , car associée à des pratiques de sorcellerie auxquelles s’adonnent certains esprits malfaisants,  et remplacée par des manifestations empreintes de violence, où les jubilations pacifistes du rituel de zemzem  qui se faisait à l’eau ont cédé la place  à un reel cauchemar où les jets d’oeufs pourris,  les pétards , les fumigènes, les détritus divers, la cha3ala avec des  pneus conjugués aux différentes matières plastiques  enflammables terrorisent les passants et peuvent entraîner de graves conséquences, menant directement aux commissariats de police , aux urgences de l’hôpital, si ce n’est au cimetière.

En cette conjoncture cruciale, ce n’est vraiment pas le moment où les hôpitaux se trouvent dans l’incapacité de contenir d’autres malades que ceux atteints du virus.

Aujourd’hui, , les défis sont e plus grands . Ils sont  tributaires de la prise de conscience des citoyens pour éviter les attroupements, de se debarasser de ces rituels accompagnant la célébration de Achoura qui déjà en temps normal sont considérés néfastes car ils dénaturent le sens profond et la spiritualité de cette fête.

 Ces défis sont grands devant les autorités pour confronter ces manifestations qui  transforment les rues en champs de bataille apocalyptiques.

Un autre important défi est de faire comprendre aux masses,  qu’il faut respecter les gestes barrières, et prendre toutes les précautions nécessaires.

 Et le plus grand défi c’est d’être conscient, qu’en se protégeant, on préserve nos vies et celles de nos concitoyens.

 Plus de vigilance est donc de rigueur si on ne veut pas s’en mordre les doigts.

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