Par: Alain Degans   degans2

On se souvient de la « fronde » des parents d’élèves face à l’augmentation continuelle des frais de scolarité et aux grèves des enseignants de l’enseignement français à l’étranger dont nous nous étions fait l’écho dans un article intitulé : Enseignement français à l’étranger : mes chères études.
Afin de désamorcer la grogne qui se faisait jour et dont nous pointions les causes dans une contradiction évidente entre :

 

Arrow d’une part,  les ambitions affichées par le Chef de l’Etat du doublement d’ici 2030 des effectifs scolarisés dans les établissement de l’AEFE (agence de l’enseignement français à l’étranger),
Arrow et d’autre part les coupes sombres dans les budgets attribués aboutissant dès la rentrée 2017 à la suppression de 500 postes d’enseignants,

 

le premier ministre avait confié une mission en septembre dernier,à  Madame Samantha Cazebonne, Députée de la 5ème circonscription des français de l’étranger. On ne pourra reprocher à la Députée missionnée de ne pas connaitre son sujet puisqu’elle fut, un temps, proviseure du Lycée international Jean-Charcot à El Jadida et par la suite en Espagne.
Le prestige de l’enseignement français à l’étranger attire les parents français expatriés comme les parents d’élèves locaux. Les résultats au baccalauréat sont excellents et 45 % des élèves obtiennent des mentions bien ou très bien leur facilitant l’entrée dans les universités françaises.
Toutefois, si l’Etat assure 40 % des financements,  le reste à charge pour les parents devient particulièrement lourds, comme nous en apportions la preuve dans notre contribution citée.
Madame Cazebonne vient de remettre lundi 4 février un rapport de 331 pages contenant 147 propositions. Rapport technique avec quelques incantations concernant le nerf de la guerre : les budgets alloués.
Car sans engagement de l’Etat, il n’y aura pas d’ambition, la concurrence avec les établissements d’enseignement anglo-saxons se fera au détriment du français.  Que feront de ce rapport les ministres concernés Le Drian (affaires étrangères) et Blanquer (éducation) ? Ou plus exactement, qu’en fera le Président ? On sait trop bien par expérience que nos gouvernants ont un comportement strictement comptable et que leur principal souci est de rentrer « dans les critères de Maastricht » et l’on sait ce que ça veut dire !
http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2019/02/CHARCOT.jpg?fit=1024%2C1024http://i2.wp.com/eljadidascoop.com/wp-content/uploads/2019/02/CHARCOT.jpg?resize=150%2C150adminsLibre OpinionPar: Alain Degans    On se souvient de la 'fronde' des parents d'élèves face à l'augmentation continuelle des frais de scolarité et aux grèves des enseignants de l'enseignement français à l'étranger dont nous nous étions fait l'écho dans un article intitulé : Enseignement français à l'étranger : mes chères études. Afin de...Source de L'information Fiable

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