A l’Institut française d’EL-JADIDA… QUAND L’ARTISTEZOKHROUF EXPOSE, LES FOUS D’ARTS ARRIVENT !

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Par: Haj Abdellatif Cherraf

L’artiste que j’ai connu professeur d’art plastique au collège Mhamed  Errafii d’El-jADIDA, voilà maintenant presque deux décennies, a crevé la toile par ses jets de peinture sur quatre tableaux vierges disposés côte à côte en un carré de bougies illuminant l’espace à peindre par une  gestuelle de maestro, le pinceau à la place de la baguette. Tel un chef d’orchestre digne de ce nom, Abdelilah Zokhrouf puisqu’il s’agit de lui, a subjugué les adeptes de l’art plastique par ses coups de pinceau  dans le vide pour donner naissance à un puzzle artistique.  Ce pinceau, tantôt chargé, j’allais dire à   blanc, de la couleur blanche, tantôt de noir, tantôt de rouge : tirait sur cette virginité innocente  tout en musique, rappelant les noces de sang d’un mariage traditionnel marocain où tout le monde, notamment les familles des futurs mariés, attendaient avec une curiosité immense, jusqu’à tard la nuit, ce sacré saroual blanc tacheté de rouge sang ! Parmi les subjugués de cette soirée artistique, il y avait ce bouquet d’artistes de l’association « les Fous d’Arts » dont madame la présidente, Najat Ennaidi, Soumia Drissi Alami, Nadia Rhessal, Mouna Elouraoui et d’autres. Toutes ces artistes peintres  sont venues pour mettre de l’ambiance juste après le vernissage et la belle allocution improvisée de Suzane à l’égard de notre ami Zokhrouf. L’ambiance bon enfant de l’exposition a décontracté tous les présents qui se sont donnés à cœur joie à la danse et au chant. Le tout dans un débat fructueux en amitié et riche de couleurs vives, dont le rouge dominait… Auparavant, Abdelilah Zokhrouf avait débuté sa carrière d’artiste peintre par le minimal, une technique basée sur le blanc et noir. Aujourd’hui il vient d’enterrer, la gestuelle par son dernier puzzle créé de toutes pièces en plein cœur de l’Institut Française d’EL-JADIDA. Un cadre féériquement verdoyant et sympathique à l’image de son nouveau directeur et, aller osons-le dire, et sa charmante épouse dont elle a eu écho de la ville d’EL-JADIDA par ses parents  qui sont passés par là en 1974 ! Bienvenue donc à ce couple assoiffé de la civilisation marocaine… Certainement qu’il va  surprendre la population doukkali agréablement par d’autres soirées artistiques dans le genre de celle-ci, qui fut ponctuée par l’exposition de vingt-six toiles, les unes aussi belles que les autres…Allez-y, faites le détour. De  belles tulipes et d’autres fleurs vous attendent toutes  en couleur.

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