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Hicham Amal G et Hicham Bahloul

Par : Driss Tahi

 

Projection du film  » La mélodie de la morphine » au théâtre de la cité portugaise d’El Jadida en marge du 8 eme Festival de la poésie et du Zadjal qui s’est déroulé du 19 au 21 Avril à Azemour .

Un long métrage, un pari gagné par le jeune cinéaste Hicham Amal, un fervent adepte de Truffaut qui s’est engagé dans une aventure, tentée avec une belle hardiesse, et beaucoup de confiance en soi , tellement, qu’on a   du mal aujourd’hui à croire qu’il s’agit là de son tout premier film.

Écrit et réalisé par Hicham Amal à la façon des grands cinéastes : sans aucun complexe, le film raconte en 1 heure 20 mn l’histoire d’un jeune musicien Saïd Tayer violoniste compositeur à succès, rôle incarné par le talentueux acteur Hicham Bahloul, qui a vu sa vie basculer , en perdant la mémoire, et avec elle toute inspiration , à la suite d’un accident de la route, qui est aussi l’élément déclencheur dans le film.

Après avoir repris conscience au bout d’un temps, son drame accentué par le départ de sa femme ,et son comportement ingrat , le poussent du coup à chercher à tout entreprendre pour se refaire, et pour retrouver son inspiration et son doigté de musicien ; essayant pour cela toutes sortes de drogues ,et même la sorcellerie , pour se résoudre à tout abandonner en fin de compte ,et céder à plusieurs tentatives de suicide. Un exercice où il avait, par ironie du sort, acquis de l’expérience, et excellé, ce qui l’avait mis en position de prodiguer ses conseils à d’éventuels candidats à la mort , les incitant à monter très haut avant de sauter, afin de ne pas se rater, se livrant en quelque sorte á une apologie du suicide.

 

Par ailleurs, des scènes poignantes marquent le film ,comme la situation précaire à laquelle est réduit Saïd Tayer, allant jusqu’à échanger son violon pour des clopinettes ,pour payer les calmants afin de soulager la douleur qui rongeait son père malade et agonisant , qui lançait une fois à court de -Morphine-, ses interminables et insupportables cris de douleurs. Et ce sont ces mêmes cris de douleurs qui permirent au musicien, comme par miracle, de retrouver son inspiration, en appliquant  un simple toucher à l’endroit du mal sur le corps malade et endolori du père.

 

« On ne parvient à rien de grand sans qu’il en coûte beaucoup ».

Cicérone

 

Le film découpé en chapitres comprend aussi une série de flash back magnifiquement bien montés , dans le dédale des souvenirs, comme le retour à l’enfance du musicien, que le mauvais comportement du père à l’égard de la famille ,et surtout de la mère avait perturbé.

La voix OFF superbement utilisée pour guider le spectateur, une voix au timbre grave et très expressive, celle de l’acteur « Hicham Bahloul ».

 

D’un autre coté, plusieurs éléments transcendent l’histoire et peuvent aussi être autant d’autres titres pour le film comme : souffrance, trahison d’une femme, accident, destin tragique d’un musicien, tentative de suicide à répétition, ou drogue et descente en enfer.

 

A l’issue de la projection du film au théâtre de l’église, un débat impromptu s’est ouvert, et auquel avait pris part les spectateurs étrangers et marocains invités au festival de la poésie et du Zadjal, en plus d’autres intellectuels, des artistes et aussi des journalistes.

Le cinéaste Hicham Amal et l’acteur Hicham Bahloul avaient répondu à quelques questions, jetant la lumière sur certains points, notamment sur les difficultés du montage fait par le cinéaste lui même, et les présentations passées et à venir du film aux festivals marocains et étrangers.

le poète et écrivain Iraqien Ouahid  impressionné par la qualité du film a d’une façon professionnelle, et dans une intervention à chaud, exprimé son admiration pour le travail du bahréalisateur, le bon choix du scénario  et l’interprétation de l’acteur Hicham Bahloul .

Le film malgré les difficultés financières a été réalise’, et a réussi à  impressionner public et critique, grâce surtout au talent, à la détermination du cinéaste, à l’appui et au soutien inconditionnel et infaillible de l’acteur Hicham Bahloul .

 

« Tout ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort »

Friedrich Nietzsche

Driss Tahi G en compagnie de Hicham Bahloul

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