L’INDESIRABLE PRESSE

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Par: Azzeddine Hnyen

L’importance de la communication dans le fonctionnement de la société moderne n’est plus à démontrer. Elle n’est plus seulement un moyen d’information ; mais, surtout, un moyen d’identification et de confirmation de l’identité et de sa spécificité. Elle exprime, ainsi, des choix et en fait la promotion.

La communication est là. Présente et galopante, dénichant les dossiers, les projets et dévoilant des vérités amères, soient- elles, supposent, également, la critique le plus librement du monde et dénonce, enfin, tout acte et tout comportement nuisibles à la société.

Ceci, le plus subtilement et le plus finement du monde. Parce que la communication demeure, toujours, intelligente, constructive et fidèle aux principes et aux intérêts suprêmes de la Nation et aux aguets des ennemis de la souveraineté, de la démocratie, de l’intégrité territoriale et de la stabilité de notre pays.

Hélas, la relation qu’entretiennent les officiels avec les représentants de la presse locale et nationale nécessite une réflexion profonde. D’un côté, on clame, tout haut, l’importance de ce quatrième pouvoir et de l’autre, on met tous les gardes- fous pour garder éloignées les plumes crédibles des activités officielles et de la chose publique. Il est même relevé que si jamais elles sont présentes, elles sont considérées des individus de troisième rang et non des faiseurs d’opinion.

A-t-on vu  un représentant d’un ministère quelconque du gouvernement marocain organiser un point de presse  ou une table ronde en vue d’imbiber les journalistes sur son programme d’actions et sur les crédits que son ministère lui a alloués ? Du jamais vu ! Mais certains, d’entre eux, ne s’empêchent pas, cependant, de ‘’s’allouer’’ les services de quelques plumitifs quand ils sont l’objet d’une critique journalistique fiable. Le plus souvent des responsables de publications locales qui n’en demandent pas plus pour des raisons, on ne peut dire, malhonnêtes et honteuses. Il ne faut pas nier, aussi, que des représentants de la presse nationale sont, toujours, disponibles à de telles demandes. Se contentant, constamment, de relater des faits divers normaux, ne méritant pas plus de deux ou trois lignes et par là nuisant à l’image de marque de la ville, ils oublient que leur mission est beaucoup plus noble que de ‘’ copier les PV de la police et ceux du corps de la magistrature ». Mais il faut dire que les organes assument, dans cette attitude, une grande de responsabilité. Leurs soucis étant purement commerciaux, ils ignorent ceux du pays.

Ainsi, on ne comprend guère l’attitude de ces officiels refusant la présence de la presse et le suivi que pourraient assurer les journalistes à leurs actions. Surtout que ces responsables seront appelés à occuper leurs responsabilités ailleurs alors que le journaliste demeure sur place.

A quoi rime, donc ce comportement qui n’a aucune raison d’être ?

 

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