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Khadija Benerhziel

Profitant  de quelques jours passés dans ma ville natale, j’ai voulu faire quelques promenades de pèlerinage dans les lieux qui me rappellent mon enfance et qui sont remplis de souvenirs nostalgiques d’un passé merveilleux.

Mes pas me conduisirent tout d’abord à la plage, notre belle plage qui fut un jour le deauville marocain. Malheureusement, il ne reste plus rien de sa splendeur passée. Le sable, jadis doré, propre , lumineux, et sentant bon les huiles solaires, n’est plus qu’un amas grisâtre, boueux, jonché de cannettes, de débris de verre, de couches souillées des bébés, de restes de nourriture laissés par des  hordes d’estivants  ignorant la beauté  des choses et n’ayant aucune idée du fait que garder un lieu propre c’est pour le bien et le confort de tous.

Le mur, qui a remplacé les anciennes cabines qui conféraient à la plage un charme bien particulier, donne une impression de tristesse et de morosité … morosité qui se dessinait aussi sur le visage des estivants.

Était-ce seulement une impression de ma part, moi qui ai connu une atmosphère plus joyeuse, plus conviviale, plus bon enfant?

Je ne sais, mais toujours est-il que ce mur ( de la honte)  a défiguré  notre belle plage.

Plus loin, en me dirigeant vers le parc Mohamed V, je n’ai pas pu retenir une vague de tristesse irrépressible. Ce magnifique fleuron des espaces verts de la ville, est devenu un champ aride, où le gazon s’est rabougri à force d’être piétiné et non entretenu, et les beaux arbres centenaires sont en train d’agoniser.

La belle pergola qui était entourée de jolis massifs fleuris, et ombragée par des plantes grimpantes, jdi.marhabaest devenue une sorte de ruine délabrée avec ses carreaux cassés et les poussières qui la couvrent.

Des gens sont assis à même  le sol avec leur progéniture piaillant et irrespectueuse des promeneurs.

A cette grisaille ambiante s’ajoutait la cacophonie assourdissante des nombreuses musiques de mauvais goût émises par les kiosques installés ça  et là, et qui fournissent aux estivants nourritures et jeux divers.

Il est loin le temps où de douces mélodies provenant du défunt café Nejmat Al Mouhit envoutaient nos ouïes.

Il est loin hélas aussi, le temps où les beignets sucrés à la vanille vendus sur la terrasse du jardin enchantaient  les papilles des grands et des petits!

La curiosité me poussa à aller voir la fameuse esplanade d’El Breija, dont tout le monde parle. Et là, à ma grande déception, je n’ai vu qu’une  grande place, nue, pas très bien éclairée, sans grande ornementation, avec juste quelques bancs en béton froid et peu accueillants, pas de poubelles, pas de verdure, Les carreaux du sol sont mal agencés pour certains, et branlants déjà, les travaux  ne sont pas encore achevés ou bien effectués à la hâte.

Mon petit pèlerinage m’a laissé un goût d’amertume et je me suis sentie étrangère dans cette ville étrangère qui n’a plus rien de celle qui est restée dans ma mémoire

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