10 PHOTOS A LA UNE…VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER

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Un pneumatique coule en Méditerranée à coté du Cargo ‘OOC Jaguar’ le 12 avril 2015. Cette photo a été mise à disposition le 20 avril 2015 par la société allemande Opielok Offshore Carriers (OOC), qui a sauvé plus de 1500 migrants depuis décembre 2014.

 Originaires essentiellement d’Afrique subsaharienne et du Moyen-Orient, ils s’efforcent de gagner l’Europe à la faveur du chaos régnant en Libye. Dimanche 12 avril 400 d’entre eux ont péri dans un naufrage en Méditerranée selon des survivants débarqués mardi dans le sud de l’Italie. 

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Italie. Sicile. 4 octobre 2014. Les marins des forces Italiennes, à bord du vaisseau Uraniam, secourent 109 migrants entre la Libye et l’Italie. Ils sont originaires de Gambie, du Mali, Sénégal, Guinée et Nigeria. Ils affirment avoir quitté Tripoli la veille et avoir passé la nuit à dériver vers le nord.

 Ces survivants ont assuré qu’il y avait au total 500 à 550 personnes à bord de leur bateau, dont de nombreux jeunes, selon les ONG. Ce nouveau drame porte à plus de 900 le nombre de morts enregistrés par l’OIM en Méditerranée depuis le début de l’année, contre 47 pendant la même période en 2014.

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 Entre-temps, la vaste opération italienne de secours « Mare Nostrum » a cédé la place à « Triton », un programme européen de contrôle des frontières nettement moins ambitieux. Signe de la confiance des passeurs au large de la Libye, plusieurs d’entre eux ont ouvert le feu lundi sur deux navires engagés dans l’opération « Triton » – un bateau des gardes-côtes islandais et un patrouilleur italien – pour récupérer une embarcation dont les passagers venaient d’être secourus.

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Syrie. Idlib. 5 avril 2015. Un homme porte secours à un enfant après un bombardement dans le quartier d’Al-Dubeit à Idlib.

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YEMEN L’EMBRASEMENT DE SANAA… 1er Avril 2015. Un militant Houti brandit son arme lors d’une manifestation contre les bombardements saoudiens.

 L’opération militaire arabe menée par l’Arabie saoudite a ralenti la progression des rebelles chiites. Les combats ont fait plus de 500 morts en deux semaines. 

Le royaume sunnite saoudien, qui a une longue frontière avec le Yémen, a lancé le 26 mars avec plusieurs pays arabes l’opération « Tempête décisive » pour empêcher selon lui les Houthis de prendre le pouvoir et l’Iran d’étendre son influence dans la région. « Les Houthis et leurs alliés se sont retirés avant l’aube du palais présidentiel Al-Maachiq après des raids aériens de la coalition et de violents affrontements avec les comités populaires ».

 

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Égypte. Le Caire. 28 mars 2015. Manifestation étudiante en soutien au président déchu Mohamed Morsi et son parti des Frères Musulmans à El-Sharabia.

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L’ÉTAU SE RESSERRE SUR BOKO HARAM…Nigeria. 27 mars 2015. Patrouille des forces Tchadiennes et Nigériennes dans la ville de Gashagar.

Mètre par mètre, les armées du Tchad et du Niger unies reprennent des territoires à Boko Haram-Pour la première fois depuis le début de l’insurrection, en 2009, la secte fondamentaliste perd du terrain. Elle avait établi son fief dans le nord-est du Nigeria, une région bordée par le Niger, au nord, et le Tchad, à l’est. D’où l’implication de ces deux pays, qui, comme le Cameroun, sont aujourd’hui menacés. Les Tchadiens disposent d’une armée puissamment équipée, qui a déjà combattu les islamistes au Mali. Les Nigériens, eux, ont moins de moyens, mais protègent leur frontière avec le Nigeria. Ce pays pétrolier, le plus peuplé d’Afrique, est la première puissance économique du continent, mais il reste gangrené par la corruption. Un phénomène qui touche l’armée, absente de la zone des combats.

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RECONSTRUIRE L’ESPOIR…Syrie6 Kobané. 22 mars 2015

Le 26 janvier, la ville de Kobané en Syrie était reprise à Daesh par les Unités kurdes après 133 jours de combats intenses. Octobre 2014. Les soldats de l’armée kurde YPG (« Unités de défense du peuple ») organisent une résistance sans précédent à la frontière turco-syrienne. L’Etat Islamique assiège Kobané. Dans la ville, des milliers de personnes tentent de survivre.

Pour fuir les combats, même les enfants et les personnes âgées n’hésitent pas à traverser les champs de mines qui séparent Kobané de la frontière turque. Selon les chiffres officiels, 200 000 de ses habitants ont trouvé refuge dans des camps en Turquie. Pendant plusieurs jours, le monde a regardé les bombes tomber sur la ville. Et 133 jours plus tard, un groupe de soldats de l’YPG permet à nouveau d’envisager une victoire contre l’Etat islamique.

Le 26 janvier, Kobané est enfin libéré. Quelques jours plus tard, les réfugiés quittent les camps et prennent le chemin du retour. Dans la ville, il ne reste rien. Tous les besoins de première nécessité manquent ; il n’y a plus ni eau ni électricité. On partage du pain et des larmes. Les habitants tentent de survivre comme ils peuvent dans leurs maisons détruites. Les routes sont jonchées de bombes non-explosées. Mais dans les écoles criblées de balles, les élèves reprennent les cours. Kobané a besoin d’écoles, d’hôpitaux, de maisons pour reprendre vie. Aujourd’hui, environ la moitié de la population est revenue. Et avec elle, l’espoir…

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EXPOSITION LA GUERRE POUR CORRESPONDANCE … Kiev. 19 février 2014.

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“The Day off”. Naval station Guantanamo Bay. US territory. 2010-

Anecdotique : le mot n’est pas forcement péjoratif. En matière de photographie documentaire, il est même central. Lorsque le détail fait écho au contexte global, le travail du photographe est de le discerner, de le sublimer et de l’associer. C’est ce travail qui permet au photographe documentaire d’exprimer son propos. Et c’est cette démarche qui nous pousse à questionner sur la démocratie. Un fondement à la base de nos valeurs et de notre société, mais que nous maîtrisons finalement assez mal.

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